Partager l'article ! A quel prix un pays peut-il "produire" un autre Steve Jobs?: Il a fait rêver tous les technophiles de la terre. Il est mort comme une ...
Il a fait rêver tous les technophiles de la terre. Il est mort comme une Star planétaire. Steve Jobs, le gourou d'Apple est un cas rare. Sans avoir véritablement rien inventé, il se hisse à la place de ceux qui l'ont fait, en maitrisant et réutilisant d'une manière géniale des technologies variées. Ce qui a donné des produits difficile à concurrencer: iMac, iPhone, iPad et d'autres qui viendront sûrement après sa mort Mais quid de lui-même, aura-t-il un remplaçant, sera-t-il américain , chinois ou guinéen, etc.?
Autant de questions auxquelles l'article suivant donne quelques pistes de réflexion. A lire en entier sur le lien*
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[..]La dernière livraison du tableau de bord que publie régulièrement l'OCDE sur l'industrie, la science et la technologie montre que les Etats-Unis conservent une très large avance dans le domaine de l'innovation et de la science, en termes d'investissement, de taille et de portée. En 2009, ils ont consacré près de 400 milliards de dollars à la recherche, soit 2,7 % de leur PIB, loin devant la Chine, certes arrivée en deuxième position (si l'on excepte l'Union européenne), mais avec 154 milliards et 1,7 % de son PIB. Si l'on s'en tient aux classements d'universités, aux travaux publiés dans les revues académiques et au nombre de brevets, les pays occidentaux gardent aussi une confortable avance. Cela ne doit pas les aveugler : une étude de Thomson Reuters prévoit qu'en 2011 la Chine dépassera les Etats-Unis et le Japon en le nombre de brevets déposés. Dans certains secteurs, comme la génétique et la recherche pharmaceutique, les Chinois sont très en pointe. Aucun horizon ne saurait les arrêter : ils s'aventurent dans l'espace et viennent d'installer une base d'exploration au pôle Sud.
Pour autant, la Chine n'a pas réussi à reproduire les recettes du prodigieux succès de la Silicon Valley - la coïncidence, sur le même site, de la matière grise, du capital et de l'industrie - ni la richesse que constitue, aux Etats-Unis, le tissu de foyers d'innovation plus petits, géographiquement diversifiés, de la Côte ouest à la Côte est.
Surtout, l'innovation est aussi une culture, une philosophie. Elle ne donne sa pleine mesure que dans un climat de libre compétition, de libre circulation des idées, de libre confrontation de points de vue opposés. Ce n'est pas ce climat-là qui règne aujourd'hui en Chine, et c'est sans doute pour cela que le prochain Steve Jobs ne sera pas chinois.
Dans le pays qui fabrique le plus grand nombre de produits Apple, certains l'ont dit haut et fort, à la mort de Steve Jobs. "Quand aurons-nous notre propre Steve Jobs ?, demandait vendredi le quotidien progressiste de Canton, Nanfang Dushibao.
" Certes, la Chine n'a pas de tradition de créativité, mais cette tradition ne s'hérite pas, elle se crée. Si la Chine peut construire un environnement politique et culturel plus libre et plus ouvert, elle aura un jour son grand créateur."
Un universitaire du Hunan, Jiang Zongfu, a regretté sur son blog que la Chine ait Mao Zedong mais pas de Steve Jobs. "Notre système éducatif n'aurait pas su apprécier Steve Jobs, écrit-il. Si Jobs était né en Chine, il aurait travaillé sur la chaîne de production à FoxConn, ou il serait devenu voyou des rues."
Dans son célèbre discours à Stanford, en 2005, Steve Jobs avait lancé aux étudiants : "Stay hungry, stay foolish" ("Restez affamés, restez fous"). Affamés, les Chinois le sont. Il leur manque juste la folie.[]
Ce n'est certainement pas sous la direction d'un "Professeur" à l'esprit étriqué comme Alpha Condé dont les visions s'arrêtent aux pieds de ses "Donzos" féticheurs bornés et assassins de peulhs que notre pays fera des miracles. Une certitude.
Thierno A DIALLO
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