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" A qui la faute"
S'interroge l'hebdomadaire. L'Observateur écrit qu'un responsable de l'Office des Étrangers en Belgique a atterri à Conakry pour intimer aux médias d'ici de dire aux jeunes guinéens candidats à l'exil de rester chez eux « car ils sont indésirables en Europe », note l'hebdomadaire.
Selon le responsable belge, les immigrés guinéens inventeraient des « histoires fictives » ou des « faux documents » pour faire croire que leur ethnie est persécutée, juste pour avoir des papiers de séjour.
Et L'Observateur d'apporter une réponse « Si la Belgique veut en finir avec l'immigration clandestine, il ne s'agit pas de venir sermonner les Guinéens chez eux. Au contraire, il faudrait démanteler d'abord les réseaux mafieux, qui alimentent la filière. Ensuite, il faudrait tirer les oreilles des dirigeants africains, qui règnent par l'épée. (...) L'histoire récente de la Guinée est éloquente en la matière.
En 2009, quelques 157 Guinéens sont massacréscomme des chiens dans un stade fermé en moins de six heures.
En 2010, des « purs Guinéens » sont chassés dans leur propre pays, sous l'œil complaisant des autorités.
En 2011, le « premier président civil démocratiquement élu », traite une communauté de « tortue ».
Les auxiliaires du régime soutiennent eux aussi publiquement qu'une communauté ne doit prétendre au fauteuil présidentiel.
En 2011, des manifestants sont tués, des bœufs massacrés, des boutiques éventrées, des opposants embastillés, des opérateurs économiques diabolisés et une région indexée ».
Et c'est la Belgique des wallons et des Flamands, qui ose atterrir en Guinée pour sermonner les Guinéens sur les communautés » s'exclame L'Observateur.
Des proches de Conté et Konaté sommés de quitter
« Alpha chasse les protégés de Conté et de Konaté » titre dans sa page intérieur Le Populaire. « Ouf le régime d'Alpha Condé, perdre un privilège ou se retrouver dans un hamac de honte, parce que l'on est du camp du pouvoir déchu ou parce que l'on appartient à une communauté, est une épreuve facilement surmontable.
Mais affronter une telle épreuve et se voir expulser de là où l'on a vécu avec sa petite famille des années durant, sans que l'on ait des moyens de recours pour faire valoir ses droits de locataire est le pire des humiliations" introduit l'hebdomadaire.
Le journal dénombre plusieurs proches de Lansana Conté et de Sékouba Konaté chassés de leur domicile. « Le cas le plus médiatisé est celle de cité Camayenne. L'ancien aide de camp du président Lansana Conté, le commandant Mamadouba Soumah occupait un bâtiment en ces lieux, de même que l'ancien ministre des finances Cheick Amadou Camara ».
Tous ont été délogés par les services de la présidence de la République chargés du Patrimoine bâti public.
À la cité Boulbinet, communément appelée Quinze étages, le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo dit AOB, ancien membre de la garde rapprochée du président Conté a connu le même sort.
Au lendemain de l'attaque de la résidence privée d'Alpha Condé à Kipé, son appartement lui a été arraché ».
Le Populaire cite « d'autres comme l'ancien secrétaire particulier du général Konaté, Enoch Léno, le capitaine Benjamin Camara, ancien membre de la garde rapprochée de l'ex président de la transition, Kadhafi Conté, jeune frère de l'ancien chef de l'État du même nom, Soriba Momo Camara, le tout dernier chef de Protocole du président Lansana Conté.
« Le régime Alpha Condé n'étant pas éternel, ses caciques devraient aspirer plutôt à faire respecter le droit citoyen sans quoi à l'avenir, quand ils ne seront plus aux affaires, ils pourraient se retrouver dans une situation semblable » observe notre confrère du Populaire.
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