Quantcast

Profil

Charte du site

Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Calendrier

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Images et videos

compteur pour blog

DD__je-suis-desole-2_.jpg



croco Intellect-1


AC-Diner De Cons T

 

 

Monsieur le Président,
L’histoire est en marche inexorable, imposant à chaque peuple et à chaque nation ses lois implacables. Tel le soleil, il n’est donné à aucun dirigeant quelque charismatique, ou manœuvrier qu’il soit d’en empêcher l’avènement et l’éclat.

Plus on s’efforce en de veines gesticulations de s’opposer au lever du soleil, à l’affirmation de la vérité, plus on a de chance de se brûler les doigts et le visage donc de s’écarter de la voie de la raison en se rapprochant d’autant de celle de la perdition.

Le soleil, la vérité et l’histoire se confondent aujourd’hui en une seule et unique réalité qui a pour nom « Démocratie ». Le monde en général et l’Afrique en particulier se sont engagés dans un processus devenu irréversible parce qu’impliquant la conscience de peuples trop longtemps tenus à l’écart de l’assomption de leur destin quand bien même leurs dirigeants prétendant gouverner à leur nom.

Le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple a servi d’alibi pour maints gouvernements pour baillonner leur peuple, s’enrichir sur son dos et le réprimer pour soi-disant maintenir « l’ordre » en fait pour se maintenir pendant des décennies au pouvoir pour le plus grand malheur du peuple.


Aujourd’hui les peuples se réveillent, revendiquent leur véritable place dans la détermination et la définition du système de gouvernement qu’ils entendent se donner, exigent la construction de garde-fou pour limiter dans le temps et dans l’espace les pouvoirs et les appétits de leurs gouvernants afin de se prévenir à jamais contre les pouvoirs solitaires, autocratiques, dictatoriaux qui ont réduit maintes nations à l’état de mendicité tant le dénuement est incommensurable.


En voulant s’assumer désormais en se donnant les dirigeants de leur choix, les peuples instaurent partout le seul système à même de respecter cette volonté du peuple : La Démocratie.


Monsieur le Président,
L’histoire n’a d’intérêt que si sa lecture et son analyse permettent d’en tirer des leçons bénéfiques. Les événements qui se déroulent sur notre continent depuis 1990 et en ce début de 1991 sont pleins d’enseignements.


Tous les pays, un à un, chacun selon son style et ses modalités propres empruntent le chemin de la démocratisation qui implique l’instauration du multipartisme intégral, l’organisions d’élections libres afin de permettre au peuple de choisir ses dirigeants à tous les niveaux (Président de la République, députés, Maires des Communes Urbaines et rurales…).


Mais comme le faisait remarquer un journaliste de RFI récemment, chacun des pays qui se sont engagés dans le processus de démocratisation y est parvenu à la suite d’émeutes sanglantes avec leurs lots de morts, de blessés et de handicapés à vie. Ce processus n’est pas une fatalité. Tout dépend des dirigeants. S’il ya chez eux la sincère volonté d’engager leur pays dan la voie de la démocratisation, la voie de la violence aveugle peut être évitée.


Monsieur le Président,
Il n’est pas nécessaire que les Guinéens paient leur tribut en morts et en blessés par dizaines pour qu’ils aient le droit de goûter aux délices de la démocratie universelle.


Vous pouvez, si vous le voulez, faire éviter à notre pays et à notre peuple l’hécatombe que ne manquera de provoquer votre refus prolongé de procéder à l’ouverture démocratique dont un moment, vous vous étiez fait le pilonnier en Afrique lorsqu’en 1989 vous annonciez le bipartisme pour la Guinée.


Mais depuis, vos promesses se sont réduites comme une peau de chagrin pour s’évanouir au travers d’une Loi Fondamentale qui ne donne de chance aux Guinéens d’être au diapason démocratique que dan 5 ans.


La Loi Fondamentale, tout comme les récentes élections municipales organisées à Conakry apparaissent ainsi comme des manœuvres pour retarder l’avènement du multipartisme en Guinée tout en donnant l’impression de donner la parole au peuple pour le choix de ses dirigeants municipaux.Toute manœuvre, aussi subtile soit-elle qui tendrait à occulter la réalité afin d’échapper à un processus irréversible ne peut qu’accroitre, en l’aggravant, l’impatience de notre peuple.

Monsieur le Président,
Diriger c’est prévoir, c’est dans tous les classiques de Sciences politiques. Vous devez prévoir au regard de ce qui se passe autour de la Guinée et dans le monde (toutes choses qui influencent directement les événements internes à la Guinée) jusqu’où peut aller l’acceptation par notre peuple de la plate-forme actuelle qui lui est imposée par la Loi Fondamentale dont nous avons dénoncé en son temps les conditions « d’adoption » dans un vote où la fraude était la règle et la régularité l’exception. Mais là ne se situe pas notre propos d’aujourd’hui. Notre propos est de vous amener à une claire vision des réalités auxquelles il serait souhaitable que vous vous adaptiez au plus vite afin que l’Histoire, bien triste il est vrai, de certains pays voisins ne se répète pas en Guinée.


Vous avez dû mesurer ou conduit l’entêtement de certains de vos anciens collègues aujourd’hui rejetés par leur peuple et promis au jugement impitoyable de l’Histoire. L’exemple est à méditer.


Monsieur le Président,


Les Guinéens seraient-ils trop tard venus sur la scène politique pour qu’on leur serve la Démocratie à dose homéopathique ?

Les Guinéens seraient-ils si immatures pour qu’on leur fasse un stage politique de 5 ans à une Ecole de la Démocratie ?

Les Guinéens seraient-ils si peu aptes à assimiler les leçons de démocratie qui faille craindre pour eux les dérapages qui ne se sont pas produits ailleurs ?


A toutes ces questions, la réponse est évidement « non ». Dans l’hypothèse, hautement improbable, où les Guinéens accepteraient d’attendre 5 ans encore pour accéder au multipartisme et aux élections libres, leur pays, en 1995, appartiendrait à la préhistoire de l’Afrique, et ressemblerait à une sorte de fossile politique juste bon pour être cité comme contre exemple des pays qui avancent sur le chemin du progrès.


Les Guinéens n’attendront pas 5 ans, Monsieur le Président. Vous le savez et vous pouvez prévenir les soulèvements qui vont exiger du pouvoir la Démocratie pluraliste.
Le bon dirigeant est celui qui évite les malheurs à son peuple en restant à son écoute.


Vous pouvez et devez éviter que les morts de novembre 1990 ne soient le ferment de soulèvements autrement plus importants qui deviendront inévitables si le pouvoir s’enferme dans une logique antipopulaire.


Monsieur le Président,
En termes simples, la balle est dans votre camp. A vous de jouer. La Guinée et le reste du monde vous observent.
Pour le R.P.G
Le Secrétaire Général
Alpha CONDÉ »
 Avril 1991

 

Commentaire:

Non, vous ne rêvez pas.Ceci est un texte écrit par le "Pr" Alpha quand il n'était que simple opposant au régime du général Conté. Constatez déjà qu'il avait quelques difficultés avec la grammaire française, par exemple lorsqu'il écrit "veines" à la place de "vaines". Un professeur (?) dit de Droit qui fait une faute que ne ferait pas un élève du CM2.

C'est bien le même Alpha Condé qui, aujourd'hui, envoie ses Donzos et son "armée nationale" massacrer de Siguiri à Bambetto ces mauvais citoyens peulhs qui osent, sacrilège suprême, voter selon leurs envies et consciences. Le même Alpha qui refuse depuis plus d'un an de terminer notre interminbable Transition en tenant des élections législatives dites "propres et transparentes". Ce sont par ailleurs des adjectifs que vous n'entendez jamais dans les vraies démocraties.

Toutes les questions qu'il posait au général Conté, il est en mesure d'y répondre aujourd'hui, ayant pris "démocratiquement" sa place.

Il se révèle pour ce qu'il est: un  épouvantable menteur et assassin de l'ombre. Car le monsieur est au moins expert dans le Ponce-pilatisme, comme Sékou Touré qui n'était jamais présent sur les lieux des massacres qu'il ordonnait.

Alpha Condé, un excellent élève du PDG. Le pari de la démocratie pour la Guinée, ce sera une autre fois.

TAD

Par TAD - Publié dans : Politique
Dimanche 17 juin 2012 7 17 /06 /Juin /2012 10:10

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Cet article sur la duplicité désormais avérée de Alifa Condé confirme à quel point ce personnage est ingrat, hypocrite et profondément mauvais et manipulateur. Ce n'est pas une insulte à "leur Majesté" (pour ses sbires) mais une vérité sans langue de bois ou euphémisme: Alifa Condé a côtoyé et prétendu être l'ami de la plupart des cadres peuls et assimilés de sa génération; il logeait en déplacement souvent chez ces derniers. Personnellement, je lai rencontré en 2001 et j'ai été surpris qu'il connaisse si bien ma famille et mon père décédé en 1989.

Tout cela pour dire qu'il ne peut pas fréquenter un groupe de gens pendant des décennies de façon intime pour ne leur  découvrir que des défauts une fois au pouvoir. En Peul, je dirais "Kô môh dougoulâh" (fr: c'est un s...d)! Surtout cette attitude détruit la Guinée à grand pas. 

Commentaire n°1 posté par ollaid le 17/06/2012 à 17h21

ACTUALITE

L'INFO EN CONTINU

 

Les internautes dans le monde

  

Nature

 

Goutte d'eau sur feuille de rosier

2012-03-07_151039-e.jpg

Bah Our-1y

Bah Oury pourquoi Alpha Condé est en train de gagner

"Les responsables du collectif des oppositions ont mal négocié le tournant relatif à la recomposition paritaire de la CENI et de la désignation des commissaires de cette institution.

 La loi organique votée par le CNT a été restrictive, déséquilibrée et taillée sur mesure en faveur du pouvoir en place. L’abandon du mode de consensus pour acter les décisions au sein de la plénière de la CENI au profit du vote majoritaire a vidé cette institution de ses prérogatives d’actrice neutre, consensuelle et garante de la transparence des élections. Cet état de fait, a ravalé la CENI comme une excroissance du ministère de l’administration du territoire d’Alassane Condé. Le collectif des oppositions a également banalisé la désignation des commissaires, en acceptant que son quota soit amputé, ce qui confère aujourd’hui une majorité absolue à la mouvance présidentielle de toutes les façons.

Cette bataille perdue, a tracé un boulevard à Alpha Condé pour imposer la mascarade électorale qu’il a déjà programmée. En d’autres termes, le collectif des partis de l’opposition est responsable de ce dérapage qui a permis au pouvoir de faire avancer son projet en se drapant d’une certaine légalité que la CENI lui permet de valider

...Sa gouvernance est malheureusement caractérisée par l’exacerbation de l’ethno-stratégie, la violence et le mépris des règles de l’Etat de droit.

Le projet politique qui a sous-tendu l’accession d’Alpha Condé est bâti autour des conservatismes qui depuis l’indépendance ont bloqué l’évolution politique et économique de notre pays. Ce sont ainsi les nostalgiques du parti- Etat et les milieux prédateurs qui ont accompagné la gouvernance du général Lansana Conté qui vivent en parfaite intelligence autour de la présidence d’Alpha Condé.

A maints égards, le système actuel est l’illustration la plus significative du modèle prédateur néo-patrimonial dont l’épine dorsale est l’ethnocentrisme militant de la coordination mandingue. C’est pour cela que je n’entrevois pas une possibilité pour les Nations Unies de contrecarrer ce programme politique uniquement par la voie diplomatique.

Plus sur:

http://www.guineenews.org/detail_article.asp?num=201351565226


Elysee

France-Le délit d'offense au chef de l'Etat supprimé

 Les députés français ont adopté mercredi un amendement abrogeant le délit d'offense au chef de l'Etat deux mois après la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour violation de la liberté d'expression.

Les élus du palais Bourbon ont également adopté un amendement créant un crime d'esclavage et de servitude puni de 15 à 20 ans de prison.

Ces amendements ont été votés dans le cadre d'un projet de loi adaptant la législation pénale française à sept textes de l'Union européenne et à diverses mesures de droit international.

Le premier amendement, déposé par la socialiste Marietta Karamanli et adopté à l'unanimité par la commission des lois, abroge le délit d'offense en supprimant un article d'une loi de 1881 sur la liberté de la presse.

"Si le président de la République mérite évidemment le respect de ses concitoyens, une telle disposition dérogatoire au droit commun n'apparaît plus justifiée dans une démocratie moderne", est-il expliqué dans le l'exposé des motifs de l'amendement.

Marietta Karamanli juge "parfaitement contreproductive" cette disposition "dans la mesure où l'utilisation de la répression pénale (45.000 euros d'amende) est loin d'être le moyen le plus adéquat pour gagner le respect des citoyens".

La députée PS rappelle que le chef de l'Etat pourra toujours défendre son honneur s'il s'estime insulté "en ayant recours aux incriminations de droit commun telles que l'insulte publique punie d'une amende de 12.000 euros".

Le 14 mars dernier, la CEDH a condamné la France pour "violation de la liberté d'expression" pour avoir condamné Hervé Eon qui avait brandi un écriteau sur lequel on pouvait lire "Casse-toi pov'con" lors d'une visite en août 2008 à Laval (Mayenne) de Nicolas Sarkozy, alors chef de l'Etat.

Cette petite phrase avait été adressée par Nicolas Sarkozy lui-même à un inconnu lors d'une visite le 28 février 2008 au Salon de l'agriculture à Paris.

 


RIHANNA de La BARBADE

Rihanna-08.jpg

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés