Partager l'article ! Bano Sow: des conditions «brutales, cavalières, inhumaines»: L’opposition guinéenne dans son écrasante majorité s’est dit pr ...
L’opposition guinéenne dans son écrasante majorité s’est dit prête à demander la libération sans condition et dans les brefs délais du haut responsable politique de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Bano Sow. Il a été arrêté mercredi en banlieue de Conakry dans des conditions jugées « brutales, cavalières, inhumaines » selon Cellou Dalein Diallo.
En effet, les opposants disent ne pas exclure des marches dans les rues pour se faire entendre, a-t-on appris.
Ditinn Diallo : « Nous demandons la libération sans condition de Bano Sow »
« Bano est traumatisé, il est très méfiant. Aujourd’hui, je mets en doute sur tout ce qu’on dit sur l’attaque contre la résidence présidentielle avec son arrestation. Jusqu’aujourd’hui, j’avais des doutes, j’attendais le procès. Mais me dire que Bano est impliqué dans un attentat, je doute fort. Il a une discipline au-delà de la normale. Quand il y a un arbre des buissons. Pour l’atteindre, il faut couper les petits. Le grand arbre, c’est Cellou Dalein. Ils veulent en finir avec nous. C’est pourquoi, nous devons agir non pas nous lever seulement. Quand le ton est donné, nous n’allons plus accepter d’avoir des victimes de dictature. Heureusement, Mr Alpha Condé a subi la dictature avant d’arriver au pouvoir. Alors, il ne peut pas nous empêcher d’arriver au pouvoir. Le destin de Cellou Dalein n’est pas dans la main de quelqu’un. Il est utile de vous organiser dans les quartiers parce qu’ils sont prêts à vous enlever un à un. Restez à l’écoute. Nous demandons la libération sans condition de Bano Sow. Nous ne sommes pas là pour faire des prières alors que la loi est violée sur toute la ligne. Devant ceux qui violent la loi, il ne faut pas hésiter mais agir dans les minutes qui suivent », a-t-il dit.
« Nous avons fait des erreurs en Guinée», dixit Etienne Soropogui
Après le passage du Dr Zalikatou Diallo (PEDN), qui a annoncé le message de soutien de son parti à l’UFDG, le numéro 2 des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) Etienne Soropogui, est monté au créneau.
« Je n’ai pas envie de dire à bas la division, à bas la dictature, à bas l’ethnocentrisme, mais je dis simplement à bas Alpha Condé. Parce qu’il représente à la fois la division, la dictature, l’ethnocentrisme. Donc, j’économise en mot. Nous avons fait des erreurs en Guinée, en donnant un avion à quelqu’un qui ne sait même pas conduire un vélo. Nous avons fait le choix de confier notre pays non pas à un libéral, mais à un trotskiste, qui ne connait pas la notion de liberté. Alpha Condé est un psycho- rigide. Nous allons expliquer à Alpha Condé que la Guinée n’est pas un empire. La Guinée de 2012 n’est pas celle de 1972. Il le comprendra tôt ou tard mais nous allons le chasser de ce pays parce qu’il ne le mérite pas. Il ne restera pas longtemps. On va arrêter les discours pour le chasser de ce pays », a-t-il martelé.
Faya Millimono : « Nous irons jusqu’à la Maison Centrale, s’il le faut »
« Moi, je suis rassuré de savoir que vous êtes prêts à libérer Bano Sow. Il doit être libéré parce que tout ce qui a été dit depuis le 18 Juillet est un mensonge. Comment voulez- vous qu’on attaque le domicile du président, quatre heures durant, sans qu’une balle ne touche une maison à coté ? Est-ce que tout le monde a pris pour cible la maison d’Alpha Condé ? (Non, répondit la foule). Cela saute aux yeux. C’est un gros mensonge. Quand quelqu’un ne sait pas quoi faire, il va essayer de distraire le peuple avec des histoires de complot imaginaire. Depuis quatre mois, c’est le folklore. Sortons du mensonge en Guinée, il ne construit pas.
Le président Cellou Dalein l’a dit, vous devez être prêts. S’il faut aller jusqu’à la Maison Centrale, nous irons. Lorsqu’une autorité refuse d’utiliser la justice, il faut la chasser. Je crois qu’Etienne l’a dit. Il faut qu’on se prépare à éviter au peuple de Guinée une nouvelle dictature. Nous le ferons pour Bano Sow et pour tous ceux qui sont torturés depuis six mois à la Maison Centrale.
Je vous raconte une anecdote. Thierno Soufiane Diallo est mort le 18 Janvier dernier. Il a été arrêté et kidnappé à son domicile. Il était couché. Il a été torturé. Quand on l’a fait sortir au dehors, il ne pouvait pas s’asseoir. On l’a mis dans le pick-up pour la Maison Centrale. Finalement, il a succombé de ses tortures à l’infirmerie de la Maison Centrale. Nous n’allons pas laisser mourir Bano à la Maison Centrale. Nous allons le libérer qu’on le veuille ou pas. Organisez-vous à la base. Nous avons besoin d’une organisation. C’est une photo qui a fait partir Dadis Camara sur internet.
Tous les jours, Alpha Condé commet des crimes dans les quartiers. Il faut à mettre à nu sa criminalité. Un pick-up contenant des flèches s’est renversé à Mamou. C’était contre des guinéens. Il faut prouver à la face du monde que ce président ne mérite pas d’être président d’un pays au 21ème siècle. C’est pourquoi nous avons besoin d’organisation, d’ e et de vigilance. Chacun d’entre nous a un téléphone avec camera. C’est un imposteur.
A l’entre-deux-tours, on nous a parlé d’empoisonnement. Aujourd’hui, il veut le rééditer en Forêt, croyant puisque c’est loin, les gens ne le sauront pas. Là-bas, on parle d’empoisonnement avec l’huile rouge pour jeter ces accusations sur la figure d’une ethnie. Un autre mensonge. Il faut qu’on se lève. Tenez-vous prêts, le délai ne sera pas long. Nous ne laisserons pas Bano Sow mourir en prison. Nous dirons à Alpha Condé de le libérer sans condition », a-t-il clos.
Elhadj Mohamed Soumah (UFR) : « La Guinée est dans la tourmente »
« Mr Alpha Condé avait promis avant son accession au pouvoir de prendre la Guinée là où Sékou Touré l’a laissée, en niant notre existence, notre histoire. Est-ce qu’il a ce droit ? Cela ne doit pas être pardonné. Les dictateurs nient toujours ce qui ne les arrange pas. La Guinée est dans la tourmente. Vous les jeunes vous êtes en danger. Vous avez le droit de défendre votre avenir. Si nous ne faisons pas attention, le bateau va chavirer. Nous ne devons pas l’accepter », a-t-il affirmé.
Abdoulaye Bah
Conakry, Guinée
http://www.guineenews.org/articles/detail_article.asp?num=201212993822
Excellent article. Rappel à M. Abdoulaye Bah: on ne dit pas "de Docteur", mais "du Docteur". Séquelles de l'enseignement Coco-lala!
Thierno A Diallo
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