LA COUR DU ROI DORE

Les internautes sur Guineelibre

Quand le Viagra n’existait pas, on disait qu’un homme était impuissant. Aujourd’hui, un type qui a un problème mécanique est réputé souffrir de troubles de l’érection ("Dysfonction Érectile" abrégé en D.E
Mais on refuse aux femmes un similaire relooking de leurs problèmes sexuels, car personne n’a encore réussi à comprendre pourquoi chez certaines c’est tout le temps, et chez d’autres presque jamais. Si on est trop fatiguée, on est "frigide", un point c’est tout.
Cela pourrait changer, avec l’annonce cette semaine de la sortie d’une pilule qui semble capable de stimuler le désir sexuel chez les femmes dont la libido est faible. Ce potentiel
blockbuster, développé par le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim, se nomme flibansérine. Au départ testée comme antidépresseur, la flibansérine semblait vouée à
l’échec. Elle n’a pas d’effet positif sur l’humeur, mais les chercheurs se sont aperçus qu’elle possède une déroutante qualité : elle avive l’appétit sexuel des animaux de laboratoire et des
humains.
Pas disponible avant un certain temps
Les résultats, présentés au début de la semaine au Congrès de la Société Européenne de Médecine Sexuelle à Lyon (France), indiquent que les participantes qui avaient pris une dose quotidienne de
100 milligrammes de flibansérine pendant six mois ont vu la fréquence des "événements sexuels satisfaisants" (qui ne sont pas nécessairement des orgasmes), passer de 2,8 à 4,5 par mois dans le
groupe nord-américain, contre 3,7 dans le groupe placebo. Les femmes sous flibansérine ont également signalé éprouver un désir sexuel plus grand que celles prenant un placebo.
La flibansérine ne sera pas disponible avant un certain temps. Boehringer doit encore obtenir les autorisations de la Food and Drug Administration et d’autres autorités de contrôle dans le
monde, un processus susceptible de prendre des années.
La dysfonction du désir sexuel chez une femme
Selon Boehringer, les femmes de l’étude flibansérine ne souffraient que de désir sexuel hypoactif, et d’aucune autre condition ayant pu affecter leur désir sexuel. Mais ce diagnostic est
éminemment contestable. Pour déterminer ce qu’il implique, il faudrait déjà définir ce qu’est le désir sexuel normal. Personne n’est en mesure de dire si être normal signifie vouloir une relation
sexuelle par jour, par mois, ou par an. Les spécialistes de la sexualité pensent aujourd’hui qu’on ne peut parler de dysfonction du désir sexuel chez une femme que si elle s’en plaint et se
trouve en situation de détresse. Ce qui explique pourquoi les estimations du nombre de femmes souffrant de dysfonction sexuelle partent de 9 % pour grimper jusqu’à 26 %.
Ce genre de subtilités risque de passer à la trappe si Boehringer obtient au final une autorisation de mise sur le marché pour la flibansérine. On peut parier qu’à l’heure où vous lisez ces
lignes, les publicitaires sont déjà occupés à tester des noms et des logos colorés pour plaire aux bobonnes frigides. Une idée ?
Abrégé du texte de Barbara Kantrowitz par T. A. DIALLO, médecin
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Traduit de l'anglais par David Korn
> Lire la version américaine de l'article sur le site de Newsweek



Le tabac contient de la nicotine, il est présenté sous diverses formes (cigarettes, rouler, mâcher, etc.) qui comportent des additifs (humectants, goût, saveur, etc.)
La combustion de ces produits crée de nouveaux composants nocifs pour la santé (monoxyde de carbone, goudrons…)Le tabac augmente la pression artérielle, il accélère le rythme cardiaque et
détériore les artères. La nicotine est une des plus puissantes substances créant la dépendance, elle peut être considérée comme une drogue.
Les risques coronariens et les décès par infarctus du myocarde sont deux fois plus élevés chez les fumeurs.
Ces risques vasculaires touchent aussi les artères du cerveau et des membres inférieurs.
Le tabac a des effets nocifs sur le déroulement de la grossesse (prématurité, poids à la naissance, etc.)
La fumée que dégage une cigarette contient plus de 4 000 produits chimiques dont plus de 50 sont cancérigènes.
Les fumeurs s’exposent à des troubles au niveau de tout l’appareil respiratoire, notamment au risque de bronchite chronique et au risque de cancer du poumon.
La nicotine augmente la sécrétion des acides gastriques et agit sur le système nerveux central.
Fumer limite l’apport d’oxygène au cerveau et aux muscles. Il est responsable de maux de tête, de vertiges et d’une diminution de la capacité sportive.
Les ophtalmologistes attestent que la nicotine est un facteur responsable d’une diminution de la vision centrale, une source de cataracte précoce et une cause de glaucome.
Le tabagisme fait vieillir la peau prématurément.
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