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En arabe, le mot oulamâ désigne ceux qui détiennent la science (singulier : ilm). Les oulémas sont des dignitaires religieux du monde musulman, docteurs en théologie.
Izzat Al Attiyah en est un, égyptien. Mais en parlant de docteur, c'est lui qui devrait consulter, et d'urgence ! Il n'a en effet pas trouvé mieux à faire que de promulguer une fatwa - qui n'est pas forcément une condamnation mais "un avis juridique donné par un spécialiste de loi religieuse sur une question particulière" (Wikipédia) - qui ordonne que "pendant le ramadhan, l’épouse doit donner le sein à téter aux amis de son mari. Téter, oui, c’est-à-dire poser sa bouche sur le sein d’une femme pour en aspirer du lait. La vache, c’est-à-dire la femme dans ce cas, se doit d’accepter de servir de poupée gonflable lactée sous peine d’être répudiée", comme s'en indigne le journal algérien El Watan.
Et aussi incroyable que cela puisse paraître, cette fatwa est "en train de faire son chemin" de l'autre côté de la Méditerranée. Au grand dam du journaliste auteur de l'article, Chawki Amari, qui s'interroge : "Au-delà de l’absolue stupidité de cette fetwa qui en dit long sur les débats qui agitent le monde musulman, deux questions demeurent : pourquoi des adultes auraient-ils envie de téter du lait au sein d’une femme, au lieu d’en acheter chez l’épicier comme tout le monde ? Ensuite, comment un homme peut-il laisser ses amis de passage jouer avec les seins de sa femme ?"
Sans doute à cause d'un sens de l'hospitalité hypertrophié ! Amari dénonce ceux "qui utilisent l’islam pour leurs fantasmes" et rappelle que cette fatwa, que nous appellerons "du tétage de la femme du copain", vient en compléter une autre, qui lui conteste la palme du ridicule, de l'absurde et de l'outrage à la dignité de la femme : "pour qu’une femme et un homme puissent travailler dans le même bureau, il faut que l’homme tète la femme cinq fois". Au fou ! Qu'un abruti illuminé en vienne à ce type de divagations, passe encore. Qu'il soit honoré du titre de docteur en théologie en Egypte est déjà légèrement plus problématique. Et que des musulmans pratiquants en Algérie se mettent en tête d'appliquer ses préceptes et d'ainsi offrir le sein de leur secrétaire à ses voisins de bureau, ou celui de leur femme à leurs amis, est parfaitement renversant. Sans le consentement de la belle et en dehors des clubs échangistes, s'entend.
Olivier Bonnet
http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2007/09/08/6142109.html
Commentaire
Cette forme dite "islamisme rampant" envahit petit à petit nos sociétés, et risque de remplacer à brève échéance la tradition religieuse tolérante et bien adaptée à nos conditions climatiques, héritée de nos parents.
Dans certains milieux peulhs de Dakar et de Conakry, il ya une vraie compétition à qui se montrerait le plus obscurantiste en mimant jusqu'à la caricature ridicule les errements importés de cercles fermés du Moyen-orient et de l'Iran. Ces parents traitent nos pères "d'ignorants" , ils sont les seuls à avoir lus et compris le Saint Coran. Ils sont les seuls à connaitre le "vrai islam".
Vous renconterez leurs femmes, véritables zombies ambulantes, à Niayes Thioker, un quartier de Dakar, mais aussi un peu partout chez nous.
Leur fanatisme les conduit à porter exclusivement des espèces de pantacourts , des chemises à manches larges et de splendides barbes. parfois une barbe de bouc chez ceux auquels la nature n'a pas accordé une pilosité fournie. Le poular de nos cultures est remplacé progressivement dans leur famille par un arabe littéral appris à grands frais dans des médersas très particulières, dans lesquels des fillettes à partir de deux à trois ans, étudient de manière séparée, des garçons et étouffent sous des nikab et autres tchadors, seules tenues autorisées.
Ce sont ces gens qui vous parleront invariablement de "l'émir Bin Laden". Triste. Après les "Wahabia" de la Haute-guinée des années de Sékou, que ce dernier avait plus ou moins réussi à contenir, c'est le fondamentalisme à la sauce afghane qui recrute ses adeptes dans les couches les plus mal loties de nos sociétés.
Thierno A DIALLO
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