Partager l'article ! DSK-NAFISSATOU: "Une faute morale dont je ne suis pas fier": Invité au JT de 20 heures de TF1, l'ancien patron du FMI s'est expr ...
Ses propos étaient très attendus. DSK est sorti de sa réserve pour la première fois depuis le début de l'affaire Diallo, le 14 mai. "Je n'ai pas eu de relation tarifée avec Nafissatou Diallo", a déclaré Dominique Strauss-Kahn, invité exceptionnel de Claire Chazal au JT de TF1, dimanche soir. "Ni contrainte, ni agression ni aucun acte délictueux", selon ses premières déclarations.
L'ancien patron du FMI reconnaît néanmoins avoir commis "une faute morale" vis-à-vis de sa femme, ses enfants, ses amis et des Français "qui avaient placé en (lui) leur espérance de changement". "Une faute morale dont je ne suis pas fier. Et je crois que je n'ai pas fini de la regretter", a-t-il lancé à Claire Chazal.
"Un piège ? Un complot ?"
DSK a brandi à plusieurs reprises le rapport du procureur Vance pour clamer son innocence totale et écarter toute idée de violence dans ses rapports avec Nafissatou Diallo. Il laisse entrouverte l'hypothèse d'un complot. "Un piège ? possible. Un complot ? Nous verrons", a-t-il glissé, évasif. Il s'étonne que l'hôtel Sofitel ait transmis des informations sur "la circulation dans l'hôtel" à l'avocat de Nafissatou Diallo et non à ses propres avocats qui les réclamaient. Là encore, c'est en s'appuyant sur le rapport de Cyrus Vance qu'il pointe cette "zone d'ombre".
Il n'exclut pas que la plainte de Nafissatou Diallo ait été motivée par un intérêt financier, ainsi que le rapport Vance le laisse supposer à partir des conversations téléphoniques que la femme de chambre a eues avec un ami, détenu, dans lesquelles elle laissait entendre qu'elle pourrait profiter de la richesse de l'homme qu'elle accusait. DSK a insisté sur le fait que la traduction des propos de Nafissatou Diallo, contestée par son avocat Kenneth Thompson, a fait l'objet d'une contre-expertise qui a confirmé la première traduction. Pour lui, il n'y aura "aucune négociation" avant la tenue du procès civil que Nafissatou intente contre lui.
"Candidat à rien"
Concernant son avenir politique, DSK a annoncé qu'il n'était "candidat à rien", qu'il allait d'abord se "reposer", retrouver les siens. Là encore, il laisse la porte ouverte à plus longue échéance en ponctuant cet entretien par un "on verra".
Au cours de cet entretien, il a tenu à saluer Anne Sinclair, "une femme exceptionnelle". "Jamais elle ne m'aurait soutenu si, dès la première seconde, elle n'avait pas su que j'étais innocent", a-t-il lâché, conscient de lui avoir "fait du mal".
Emmanuel BERRETTA
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