Partager l'article ! Guinée-Bissau : Sherifo Nhamadjo, nommé le président de la République, refuse le poste: Le vice-prési ...
Le vice-président de l'Assemblée nationale de la Guinée-Bissau, Manuel Sherifo Nhamadjo, nommé vendredi président de la République de transition par une vingtaine de partis politiques d'opposition et le commandement militaire auteur du coup d'Etat du 12 avril, a implicitement refusé cette nomination, parce qu'il n'a pas été consulté.
"Je n'ai pas été consulté pour le poste de président de la république de transition", a-t-il affirmé au sortir d'une audience au siège de l'Assemblée Nationale avec le commandement militaire.
"Je demeure vice-président du PAIGC" et "mon parti ne saurait être exclu des pourparlers avec le commandement militaire", a ajouté Nhamadjo, 58 ans, candidat indépendant classé troisième à la présidentielle du 18 mars et membre du collectif de cinq candidats qui contestaient les résultats du scrutin.
L'Assemblée nationale a été dissoute par la junte militaire.
on concurrent à la présidentielle, Carlos Gomes Junior, président du PAIGC et ancien Premier ministre, était arrivé premier à l'issue du premier tour.
Il a été arrêté lors du coup d'Etat et est actuellement détenu par les militaires, ainsi que le président de la République par intérim, Raimundo Pereira.
Xinhua
Goutte d'eau sur feuille de rosier

Bah Oury pourquoi Alpha Condé est en train de gagner
"Les responsables du collectif des oppositions ont mal négocié le tournant relatif à la recomposition paritaire de la CENI et de la désignation des commissaires de cette institution.
La loi organique votée par le CNT a été restrictive,
déséquilibrée et taillée sur mesure en faveur du pouvoir en place. L’abandon du mode de consensus pour acter les décisions au sein de la plénière de la CENI au profit du vote majoritaire a
vidé cette institution de ses prérogatives d’actrice neutre, consensuelle et garante de la transparence des élections. Cet état de fait, a ravalé la CENI comme une excroissance du ministère de
l’administration du territoire d’Alassane Condé. Le collectif des oppositions a également banalisé la désignation des commissaires, en acceptant que son quota soit amputé, ce qui confère
aujourd’hui une majorité absolue à la mouvance présidentielle de toutes les façons.
Cette bataille perdue, a tracé un boulevard à Alpha Condé pour imposer
la mascarade électorale qu’il a déjà programmée. En d’autres
termes, le collectif des partis de l’opposition est responsable de ce dérapage qui a permis au pouvoir de faire avancer son projet en se drapant d’une certaine légalité que la CENI lui permet de
valider
...Sa gouvernance est malheureusement caractérisée par l’exacerbation de l’ethno-stratégie, la violence et le mépris des règles de l’Etat de droit.
Le projet politique qui a sous-tendu l’accession d’Alpha Condé est bâti autour des conservatismes qui depuis l’indépendance ont bloqué l’évolution politique et économique de notre pays. Ce sont ainsi les nostalgiques du parti- Etat et les milieux prédateurs qui ont accompagné la gouvernance du général Lansana Conté qui vivent en parfaite intelligence autour de la présidence d’Alpha Condé.
A maints égards, le système actuel est l’illustration la plus significative du modèle prédateur néo-patrimonial dont l’épine dorsale est l’ethnocentrisme militant de la coordination mandingue. C’est pour cela que je n’entrevois pas une possibilité pour les Nations Unies de contrecarrer ce programme politique uniquement par la voie diplomatique.
Plus sur:
http://www.guineenews.org/detail_article.asp?num=201351565226

France-Le délit d'offense au chef de l'Etat supprimé
Les députés français ont adopté mercredi un amendement abrogeant le délit d'offense au chef de l'Etat deux mois après la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour violation de la liberté d'expression.
Les élus du palais Bourbon ont également adopté un amendement créant un crime d'esclavage et de servitude puni de 15 à 20 ans de prison.
Ces amendements ont été votés dans le cadre d'un projet de loi adaptant la législation pénale française à sept textes de l'Union européenne et à diverses mesures de droit international.
Le premier amendement, déposé par la socialiste Marietta Karamanli et adopté à l'unanimité par la commission des lois, abroge le délit d'offense en supprimant un article d'une loi de 1881 sur la liberté de la presse.
"Si le président de la République mérite évidemment le respect de ses concitoyens, une telle disposition dérogatoire au droit commun n'apparaît plus justifiée dans une démocratie moderne", est-il expliqué dans le l'exposé des motifs de l'amendement.
Marietta Karamanli juge "parfaitement contreproductive" cette disposition "dans la mesure où l'utilisation de la répression pénale (45.000 euros d'amende) est loin d'être le moyen le plus adéquat pour gagner le respect des citoyens".
La députée PS rappelle que le chef de l'Etat pourra toujours défendre son honneur s'il s'estime insulté "en ayant recours aux incriminations de droit commun telles que l'insulte publique punie d'une amende de 12.000 euros".
Le 14 mars dernier, la CEDH a condamné la France pour "violation de la liberté d'expression" pour avoir condamné Hervé Eon qui avait brandi un écriteau sur lequel on pouvait lire "Casse-toi pov'con" lors d'une visite en août 2008 à Laval (Mayenne) de Nicolas Sarkozy, alors chef de l'Etat.
Cette petite phrase avait été adressée par Nicolas Sarkozy lui-même à un inconnu lors d'une visite le 28 février 2008 au Salon de l'agriculture à Paris.
RIHANNA de La BARBADE

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