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Bah Our-1y

« Les cadres et intellectuels des quatre régions du pays doivent retrouver leurs places dans les instances de l’UFDG »

Chose promise, chose due. Nous avions annoncé l’interview de Monsieur Amadou Oury Bah, fondateur et premier vice président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), le parti de Monsieur Cellou Dalein Diallo.

Monsieur Bah, à quelques jours de son retour en Guinée après un long séjour en France, nous a accordé cette interview dans la quelle il évoque les 100 jours de Monsieur Alpha Condé, la crise qui secoue le monde arabe et les perspectives de son parti. Cette interview est importante car c’est la première fois qu’un responsable politique Guinéen de premier plan se prononce ouvertement sur la crise du monde arabe. Par ailleurs, Monsieur Bah évoque, en détail, le bilan de nouveau régime, les reformes indispensables à son parti et les perspectives d’avenir.

Guinee58 : Bonjour Monsieur Bah, nous vous remercions de vous prêter aux questions de la rédaction de Guinee58. Vous êtes au terme de votre séjour en France, le pays des droits de l’homme, nous avons envie de vous demander si vous avez digéré la défaite de votre candidat, Monsieur Cellou Dalein Diallo, au deuxième tour de l’élection présidentielle du 7 novembre 2010 ?

 Bah Oury : Bien entendu, nous ne pouvons pas passer notre temps à pleurer et à nous lamenter du fait de l’usurpation du pouvoir que notre candidat a effectivement remporté. Nous  devons faire notre deuil de cette élection présidentielle et nous tourner vers le combat de maintenant : à savoir résister face à la montée d’une nouvelle dictature que M. Alpha Condé entend imposer  en Guinée. C’est la nouvelle bataille de l’UFDG, qui compte incarner l’alternative face à l’arbitraire.

 Guinee58 : Nous reviendrons sur l’UFDG et pour l’heure nous souhaitons vous entendre sur le bilan du nouveau Président, Alpha Condé. En effet, bientôt les Guinéens vont célébrer les 100 jours de Monsieur Condé au pouvoir. Quel bilan dressez-vous de ces fameux 100 jours, vous qui scrutez à la loupe la gestion du pays par les nouvelles autorités.

 Bah Oury : Je crois que beaucoup de Guinéens qui avaient voté arc-en-ciel regrettent leur choix aujourd’hui. Le réveil a été brutal. La gouvernance d’Alpha Condé est marquée déjà par le non respect des principes fondamentaux de l’Etat de droit. Le viol des dispositions de la constitution est fréquent. Les arrestations arbitraires qui montrent le peu d’intérêt accordé aux respects des droits de l’homme indiquent que Monsieur Condé s’inscrit dans la droite ligne de tous ceux que nous avons combattus depuis déjà près de 30 ans. Il était pour cette longue période avec nous pour dénoncer les exactions des précédents régimes. Aujourd’hui il a renié tout cela et entend imposer au peuple Guinéen une dictature. Pire, il incite à la haine ethnique et raciale. C’est un parjure.

Les tueries perpétrées contre de jeunes originaires de la Forêt la semaine dernière, le place dans le sillage des autocrates qui privilégient l’utilisation de la violence au détriment d’un dialogue politique consensuel et constructif.

Sur le plan économique, le désastre se profile à l’horizon. Une spirale inflationniste a fait basculer toute la Guinée dans la pauvreté. C’est à juste titre que nos compatriotes de la Basse Côte chantent déjà « un nouveau chef, une nouvelle famine ». Les peulhs sont à tout bout de champ présentés par M. Condé Alpha comme les fossoyeurs de l’économie nationale. Il divise la population et dresse les uns contre les autres. C’est extrêmement grave.

Les élites Guinéennes de toutes les ethnies doivent prendre conscience que la Guinée est en danger car l’unité nationale est dangereusement  malmenée. L’UFDG, quant à elle assumera ses responsabilités vis-à-vis du peuple Guinéen et prendra toute sa place dans le nouveau combat démocratique qui est à l’ordre du jour dans notre pays.

 Guinee58 : Monsieur Condé hérite d’un pays où tout est à faire avec une administration affairiste et incompétente. Ne pensez-vous pas qu’il lui faut du temps pour changer les mentalités et impulser une nouvelle dynamique sur le plan économique et social ?

 Bah Oury : Comme je l’ai dit plus haut, la gouvernance d’Alpha Condé ne s’inscrit pas dans le sens du changement démocratique de la Guinée et non plus dans une dynamique de modernisation du pays et de la société.

Soyons clair, le changement des mentalités ne s’opère pas par des discours incantatoires. Nous avons connu par le passé, la révolution culturelle de Sékou Touré à la fin des années 60 où l’avènement de « l’homme nouveau » était le préalable au progrès et au  bien être. Pour justifier leur incompétence et leur incapacité à faire face aux multiples défis que posent la gouvernance de la Guinée, les dirigeants Guinéens se plaisent à répéter que le problème n°1 est le changement des mentalités. Avant cela, rien n’est possible.

Or, il est bien connu que ce sont les changements concrets dans le quotidien (avoir du travail, manger à sa faim, s’éduquer, se loger et se sentir en sécurité pour ne citer que ceux-ci) qui conditionnent l’évolution des mentalités.

Je tiens à le préciser parce que le « changement des mentalités » comme préalable aux changements féconds pour la société  a toujours servi d’alibi pour pérenniser des régimes autistes et sourds aux aspirations légitimes  des  populations.

 Enfin, pour répondre plus directement à votre question, la gouvernance d’Alpha Condé est une résurgence du passé et par conséquent  elle est inapte à impulser une dynamique positive pour la Guinée. La preuve, ses références politiques et économiques datent des années 60 et 70 du moment de la guerre froide. Sa gestion du pouvoir s’illustre par un néo-conservatisme clanique dont le pilier est sa « coordination mandingue ».

 Lors de l’élection présidentielle, alors que nous à l’UFDG on battait campagne sur l’unité nationale et avec un véritable projet de société, Alpha Condé entretenait la haine ethnique.

Nous avions à l’époque dit qu’Alpha Condé n’avait pas de programme ni de projet de société pour la Guinée. Vous vous souvenez qu’il a même refusé de débattre avec Elhadj Cellou Dalein, dans l’entre deux tours, car il savait qu’il n’avait rien à dire au peuple. Nous avions aussi pointé son inexpérience, maintenant il nous montre son incompétence. Nous avions à l’époque dit, qu’il ne suffit pas d’être président d’une association de loi 1901 en France pour avoir l’expérience gouvernementale. De même un titre de professeur n’est pas le garant d’une maîtrise des dossiers. D’ailleurs, cela se démontre facilement aujourd’hui car Monsieur Condé, Professeur en droit, a entamé son mandat par la violation de la constitution. Il faut au moins avoir travaillé un peu dans sa vie pour conduire un pays aussi complexe que le nôtre et Condé Alpha ne s’est pas réellement frotté à la rigueur du monde professionnel. Il n’a pas le recul nécessaire pour aborder les grands dossiers et c’est sans doute pourquoi qu’il échoue à tout point de vue. Le pouvoir ne s’exerce pas dans l’impulsivité et l’improvisation. Il faut de l’organisation, de la planification et une prise de décision ; c’est un ensemble de procédés et de procédures. Mais, Alpha Condé décide sans organisation ni planification. Dans le monde professionnel on acquiert l’autonomie et on apprend à travailler en équipe, à conduire les hommes et à gérer des projets. Et  malheureusement, Monsieur Condé n’a pas cette culture. Son logiciel d’action est encore artisanal et il ne connait bien la Guinée du fait de ses très longues absences du pays.

 On ne peut pas mettre les difficultés actuelles du pays sur la moralité de l’administration mais plutôt sur l’incompétence, l’inexpérience et l’irresponsabilité de Monsieur Condé et de son équipe gouvernementale. Décidément le peuple n’a pas eu le président qu’il mérite, et ce, grâce au Général Konaté et à Jean-Marie Doré.

 Guinee58 : A votre avis la crise actuelle du monde arabe risque-t-elle d’envahir notre pays, au vue des difficultés économiques et sociales auxquelles les populations sont confrontées ?

D’ailleurs quelle est votre lecture de ces crises qui éclaboussent le monde Arabe ?

 Bah Oury : Merci pour m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer sur cette question.

D’abord, je trouve scandaleux le soutien que M. Alpha Condé a accordé au Colonel Kadhafi au moment où ce dernier utilise tous les moyens meurtriers pour écraser la juste et légitime revendication démocratique du peuple libyen.

Cette déclaration du Chef de l’Etat Guinéen expose nos ressortissants aux représailles éventuelles de la colère populaire. En plus, il est étonnant que les pays de la CEDEAO, collectivement, n’aient pas émis leurs préoccupations pour la sécurité et l’exfiltration de plusieurs milliers d’Ouest-africains qui vivent aujourd’hui dans la hantise d’être tués ou lynchés. Il n’est jamais trop tard pour agir, mais il y a urgence afin de venir au secours des Sénégalais, Maliens, Guinéens, Nigériens et Ghanéens… qui ont tout perdu en Lybie.

 La crise dans le monde arabe est l’aboutissement logique de l’accumulation de la frustration sociale du fait de la mal-gouvernance, de l’étalage ostentatoire des fruits de la corruption par la minorité dirigeante et l’absence de perspectives dans leur propre pays  pour la majorité des jeunes qui sont aujourd’hui  largement « mondialisés » grâce aux télévisions satellitaires et à internet, notamment face book. Le monde arabe qui a été longtemps enfermé dans le corset « d’un islamisme intégriste » tant par les dirigeants que par les courants conservateurs est entrain d’affirmer son appartenance au monde en luttant au nom de la démocratie et de la liberté.

 Le vent de la contestation des régimes arabes pourra t-il atteindre la Guinée ? C’est une question qui se pose et non sans raisons.

 Permettez- moi de rétablir d’abord la vérité. La Guinée depuis pratiquement 2005 vit une révolution larvée. Les grèves générales de février 2006, juin 2006 et janvier –février 2007, les massacres massives du 22 janvier 2007 et 28 septembre 2009 attestent d’une réelle volonté de la population Guinéenne dans son ensemble d’aller dans le sens d’un profond changement démocratique. Les Guinéens ont payé jusqu’à présent un lourd tribut pour obtenir un régime démocratique et rêver d’un progrès économique et social pour leur pays.

Malgré tous ces sacrifices, les élections ont été confisquées par la force brutale du CNDD à travers le Général Sékouba Konaté pour imposer Condé Alpha. Donc jusqu’à présent, nous sommes en quête de la démocratie et de la liberté puisque la gouvernance de Condé Alpha à ramener la Guinée en arrière. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Alors, il ne faudrait pas s’étonner que les révoltes populaires soient l’unique alternative réaliste devant une famine grandissante, des exactions nombreuses et humiliantes, une inflation vertigineuse qui préfigure le schéma du Zimbabwe, une cécité politique et intellectuelle des nouveaux-anciens au pouvoir, une attitude gratuitement agressive des autorités et enfin une restauration des pouvoirs honnis par le peuple Guinéen  grâce à M. Condé Alpha.

 Guinee58 : On voit que vous êtes très critique à l’encontre des nouvelles autorités, alors aujourd’hui que faut-il faire pour résoudre les difficultés sociales et améliorer le quotidien de la population ? Concrètement qu’aurait fait votre parti si Monsieur Cellou Dalein Diallo avait gagné l’élection? Qu’est ce qui explique par ailleurs que l’opposition, notamment votre parti et son président, reste peu audible aujourd’hui ?

 Bah Oury : Il y a un adage qui dit « le morceau de bois pourra rester aussi longtemps dans la mare, mais cela ne le transformera pas en un crocodile ». Je veux dire que je suis très sceptique en la capacité des dirigeants actuels de pouvoir endiguer la montée en force des contradictions sociales et politiques qui couvent. Monsieur Condé Alpha est-il capable d’engager réellement et solidement un dialogue politique et social pour permettre aux acteurs sociaux et politiques de toutes les tendances d’envisager ensemble un avenir consensuel de nos institutions et de notre pays ? Si oui, alors il est possible de redresser la barre et de faire converger nos compatriotes vers un pacte national et républicain pour la cohésion sociale et le développement économique. Dans le cas contraire, préparons-nous à voir la Guinée plonger dans une nouvelle crise politique majeure.

 En criant trop tôt au loup, nous risquions de ne pas être compris, ou bien d’être considérés comme des personnes avides de pouvoir et aveuglées par leur ambition.  Près de 100 jours au pouvoir, nous suffisent de mieux cerner la vraie nature de la gouvernance d’Alpha Condé. Sur cette base, nous pouvons mieux faire entendre nos critiques et nos propositions qui s’inscrivent résolument dans une opposition démocratique, responsable, crédible et innovatrice. L’UFDG  ainsi que son président El hadj Cellou Dalein Diallo  ne failliront pas devant leur responsabilité envers le peuple Guinéen.

 Guinee58 : Mais Monsieur Bah, concrètement que faut-il faire pour résoudre les difficultés économiques et sociales et pour endiguer l’envolée inflationniste qui mine le Franc Guinéen ?

 Bah Oury : Effectivement dans l’immédiat il faut répondre à la souffrance populaire par des mesures concrètes. Mais vous savez, ce n’est pas avec la planche aux billets, que pratique Monsieur Condé, qu’on y arrivera. La valeur d’une monnaie est déterminée par la productivité nationale. Plus un pays produit mieux se porte sa monnaie et plus il importe plus il affaiblit sa monnaie. D’ailleurs, des économistes soutiennent qu’importer c’est faire créer de la croissance à d’autre pays.

 Dans l’état actuel, il faut mettre en place des politiques des grands travaux et à haute intensité de main d’œuvre. C’est ce que l’UFDG aurait fait. Bâtir des infrastructures et construise des unités industrielles. Ces travaux ont trois intérêts majeurs. D’abord ils permettront de résorber le chômage. Ensuite, ils permettront de produire du pouvoir d’achat, car en l’occurrence, c’est ce qui manque aujourd’hui aux populations. Les familles n’ont plus les moins de faire face au panier de la ménagère car tout est trop cher dans les marchés et les gens n’ont pas d’argent. Avec du travail et un salaire vous verrez que la situation sociale ira mieux. Enfin, ces travaux donnent l’avantage de bâtir les infrastructures durables pour moderniser les outils de productions et l’économie du pays. Je vais vous donner un seul exemple. Prenez la production agricole à l’intérieur du pays. Plus de 70% de cette production ne participent pas à la création de la richesse nationale parce qu’elle n’est pas commercialisée. Le manque d’outils et de procédés de conservation et l’insuffisance  des infrastructures routières ne permettent pas leur acheminement dans les grandes villes du pays. Du fait du mauvais état de nos routes, les échanges et le commerce intérieurs sont quasi inexistants. Et les rares produits que nous exportons souffrent de la concurrence internationale et du manque des moyens pour y faire face.

 Au niveau international, l’agriculture occidentale est subventionnée et dans les pays Africains elle est laissée pour compte. Il faut donc soutenir financièrement nos agriculteurs dans le cadre d’une politique agricole globale, qui prend en considération la donne mondiale et les particularités locales.

 Le gouvernement s’est mis à importer du riz alors que vous vous souvenez bien que Monsieur Condé Alpha se moquait du Général Conté à chaque fois qu’il faisait recours à la planche aux billets et l’importation du riz.

 Ce qu’il faut faire, c’est dialoguer avec les commerçants importateurs du riz afin d’identifier leurs difficultés. Les prix des denrées alimentaire ont flambé partout. On parlait tout à l’heure de la crise dans le monde arabe, qui est aussi frappé de plein fouet par la spéculation alimentaire. Le problème du riz en Guinée, n’est donc pas du fait des commerçants, comme le soutiennent Alpha Condé et le gouvernement. C’est une crise conjoncturelle au niveau mondiale. Il faut donc trouver des solutions conjoncturelles. On pourrait dans cette optique penser à l’immédiat à des mesures fiscales pour répercuter l’augmentation du prix du riz à l’importation. Le prix de la tonne du riz à l’importation a considérablement augmenté et les tracasseries douanières au port de Conakry ne sont pas de nature à faciliter les choses. Il faut à la fois négocier avec les pays amis producteurs de riz et nos compatriotes importateurs afin d’avoir, ne serait ce que transitoirement, des tarifs préférentiels sur le marché.

 Cependant il faut aller au delà du riz, qui n’est qu’un des problèmes de notre pays. Il n’y pas ni eau ni électricité dans le pays. L’électricité est aujourd’hui un bien de production et l’eau potable est le support de la santé des populations.

Mais pour arriver à un véritable progrès économiques et social global, il faut une vision claire et objective définie dans un véritable projet de société. Et ça Alpha Condé ne l’a pas.

Source: Guinee58

(Suite à venir)


Par Guinee58 - Publié dans : Interview
Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 13:59

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Hollande en visite économique en Côte d’Ivoire avant le Niger et le Tchad

F-Hollande.jpgLe président français François Hollande a entamé jeudi une tournée africaine par une visite à dominante économique en Côte d'Ivoire, avant le Niger et le Tchad où il observera le nouveau dispositif militaire français de lutte antiterroriste au Sahel.

Le chef de l'Etat, qui a été accueilli par son homologue ivoirien Alassane Ouattara, compte sur ce déplacement pour conforter la place des très nombreuses entreprises françaises implantées en Côte d'Ivoire, dont la France est le premier partenaire commercial.Quelque 800 d'entre elles, dont 160 représentants de grands groupes, y sont installées. Ces sociétés emploient près de 35.000 personnes, notamment dans les secteurs de la banque, du BTP et du transport, pour un chiffre d'affaire cumulé représentant environ 30% du PIB du pays, selon Paris.

Mais "les Français ne doivent pas penser qu'ils sont en terrain conquis. Ils doivent montrer qu'ils sont capables d'être les meilleurs", a commenté François Hollande.Malgré ce rang de premier pays investisseur et deuxième exportateur, les entreprises françaises sont obligées de "chasser en meute" pour décrocher les marchés ivoiriens, a expliqué un conseiller de l'Elysée.

François Hollande est ainsi accompagné d'une quarantaine de patrons français, dont Martin Bouygues, PDG du groupe éponyme, qui construit actuellement le troisième pont enjambant la lagune abidjanaise, projet-phare du gouvernement ivoirien.

 

La suite sur NouvelObs

La Chine projette d'atterrir sur Mars dans six ans

FOREIGN201406261119000429203425775La Chine projette de lancer une sonde vers Mars et d'y atterrir dans 6 ans pour chercher des traces de vie sur cette planète. Selon Ouyang Ziyuan, scientifique en chef du projet chinois d'exploration de la lune, l'objectif de ce plan vers Mars est d'installer une sonde spatiale sur la planète rouge.

Selon le journal chinois « Jinghua Times », le Bureau d'Astronautique de Chine projette d'atterrir sur Mars en 2020, avec pour tâche de recueillir des échantillons, rechercher la vie extraterrestre et la possibilité d'émigrer sur cette planète. Lors de la cérémonie d'ouverture du séminaire international de l'association des planétariums, qui s'est tenue à Beijing, M.Ouyang a présenté l'emploi du temps de cette tâche d'exploration. La Chine a déjà envoyé le rover lunaire Yutu sur la lune. Il s'agit du premier engin volant chinois à avoir atterri et exploré la lune. L'exploration de Mars fait partie du projet de l'expédition de la sonde Chang'e III, qui a atterri sur la lune pour développer et tester les technologies clés des plans d'exploration du future.

Toujours selon Ouyang, un autre objectif important du plan Mars est d'explorer les autres planètes du système solaire en dehors de la terre, afin de comparer les sources des planètes similaires à la terre avec la formation du système solaire.

Le Bureau d'Astronautique de Chine a un projet le plus ambitieux : avec les informations et données recueillis lors de l'exploration de Mars, il souhaite créer une autre planète habitable pour les hommes.

 

Frenchpeopledaily

Décès de la Prix Nobel Sud-Africaine Nadine Gordimer

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L’écrivain sud-africaine Prix Nobel de littérature Nadine Gordimer s’est éteinte ce lundi 14 juillet à l’âge de 90 ans, auprès de sa famille à Johannesburg. Nadine Gordimer était une voix puissante de la lutte contre l’apartheid. En 1991, elle reçoit le prix Nobel de littérature, qu’elle dédie « à tous les Africains ». Nadine Gordimer laisse quinze romans et plusieurs recueils de nouvelles derrière elle, dont certains ont été interdits sous l’apartheid. À travers ses textes, elle a dressé un portrait sensible et sans concessions de l’Afrique du Sud, du désespoir de l’apartheid à l’avènement de la démocratie.

Née en 1923 dans une famille bourgeoise, Nadine Gordimer grandit dans la communauté blanche anglophone mais s’intéresse très jeune aux inégalités qui frappent son pays.C’est l’arrestation d’une amie proche en 1960 et le massacre de Sharpeville qui la poussent à s’engager dans la lutte contre l’apartheid. Nadine Gordimer rejoint même le Congrès national africain, alors interdit en Afrique du Sud.Ses plus grandes fiertés n’étaient pas seulement d’avoir reçu le prix Nobel de littérature en 1991, mais aussi d’avoir témoigné lors d’un procès, contribuant à sauver la vie de 22 membres de l’ANC, accusés de trahison.Nadine Gordimer est l’une des premières personnes que Nelson Mandela demande à voir lorsqu’il sort de prison en 1990. Proche de ses avocats, elle avait assisté à son procès en 1964 et n’avait cessé de lui écrire lors de sa longue captivité.« Quand on écrit, on n’est jamais isolée de sa société et de son monde », disait celle qui est toujours restée très critique vis-à-vis du pouvoir et des successeurs de Nelson Mandela.

RFI

 

 

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