Partager l'article ! La capitale malienne toujours en proie à des violences: Les forces de la junte militaire au pouvoir au Mali ont affronté ...
Les forces de la junte militaire au pouvoir au Mali ont affronté mardi, pour la
seconde journée consécutive, des soldats fidèles au président déchu Amadou Toumani Touré dans
plusieurs quartiers de Bamako, obligeant des riverains à quitter leurs foyers.
Selon des journalistes de Reuters, des fusillades ont retenti en direction du bâtiment de la télévision
publique (ORTM) et d'une caserne abritant des partisans d'ATT.
La junte a expliqué que ces accrochages, qui ont débuté lundi soir, constituaient une tentative visant à renverser la situation après le putsch des capitaines qui a chassé du pouvoir le 22 mars le président
Touré. Des sources médicales font état d'une quinzaine de morts.
Selon un responsable des services d'urgence de l'hôpital Gabriel Touré de la capitale, onze corps sans
vie de personnes touchées par balles ont été réceptionnés à la date de lundi soir. S'y ajoutent une
trentaine de blessés répertoriés. A Kati, la caserne des putschistes située à la périphérie de Bamako, un médecin hospitalier a signalé quatre décès.
Le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, a dit avoir dépêché, dès les premiers accrochages,
des unités vers la caserne de la Garde présidentielle pour plaider en faveur de l'unité des forces
armées maliennes.
"Durant l'échange entre mes hommes et les parachutistes, une partie de ces derniers ont décidé de
prendre les armes contre nous une fois pour toutes", a-t-il ajouté. "Ils ont tenté de prendre Kati, de
s'emparer de la radio et de la télévision ainsi que de l'aéroport.
"Mais nous étions préparés. Nous avons réussi à tuer certains (militaires) et a capturer d'autres. Et
parmi les prisonniers figurent des soldats étrangers que nous exhiberons à la télévision".
Dans une déclaration enregistrée et diffusée en boucle à la télévision, la junte a affirmé contrôler
l'ORTM, l'aéroport de Bamako et le camp de Kati. "Ces sites ont été sécurisés et sont entre les mains
des forces de sécurité", a affirmé dans ce texte un porte-parole de la junte, le lieutenant Mohamed Issa
Ouédraogo.
Mardi matin, le directeur de l'aéroport a indiqué à Reuters que ce dernier était fermé en raison de
combats.
Source: REUTERS
Bambéto pour l'Autoroute Nouhou Baldé
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