Partager l'article ! La CENI propose d'organiser l’élection présidentielle le 27 juin prochain: La CENI modèle Ben Sékou Sylla(PUP) croit nous réjoui ...

La CENI modèle Ben Sékou Sylla(PUP) croit nous réjouir avec son "chronogramme" des élections devant marquer la fin de la transition. Ce monsieur, patron éternel d'une organisation dont personne ne peut dire ce jour à quoi servent ses membres ni comment et par qui ils ont été choisis préfère pour cela qu'une certaine catégorie de guinéens s'abstienne de voter. Vous avez bien lu: une démocratie qui empêche des citoyens de voter. L'état de laxisme dont nous nous accommodons permet à ce type de personnage d'exister et de croire jouer un rôle "historique" dans notre pays. Silencieuse depuis un bon bout de temps, absente des chroniques des luttes pour l'établissement de la démocratie, cette commission fantôme se rappelle à notre bon souvenir maintenant avec des décisions malencontreuses sinon anti-démocratiques. Ce n'est certainement pas par hasard. Selon l'AFP:
"La CENI propose le 27 juin pour le premier tour, le second tour pourrait se dérouler le 18 juillet. Il incombera aux autorités de transition de prendre la décision finale.
Le chronogramme fixé par la CENI prévoit jusqu’au lundi 22 février le déploiement de l’équipe d’encadrement technique sur le terrain, la relance du site central et la poursuite des opérations de traitement de transfert de compétences, la recherche et l’identification des magasins de stockage de matériel dans les préfectures, ainsi que l’impression des listes provisoires.
, l’affichage, la consultation, la réclamation et la correction des listes devront être réglés d’ici la mi-mars. La convocation du corps électoral et le dépôt du dossier des candidatures sont prévus pour le 29 avril. Suivra la publication des candidats retenus, le 20 mai prochain."
Monsieur Ben Sékou Sylla, l'inamovible "président" de la CENI a déclaré le Samedi 20 Février 2010 à l'hôtel Camayenne
"«…Oui on peut aller aux élections dans le délai imparti (6 mois) mais, il faut que le président par intérim le général Sékouba Konaté et le premier ministre Jean Marie Doré prennent une décision politique pour sensibiliser nos parents qui vivent à l’extérieur à ne pas voter aux présidentielles… Il faut que nous puissions leur dire que nous allons continuer à les recenser, mais on ne peut pas les conduire aux prochaines échéances électorales. Ils pourront voter pendant les législatives »
La Guinée est le seul pays au monde où un citoyen à l'extérieur perd son droit de vote, depuis Sékou Touré. Les (fausses) raisons données peuvent à elles seules remplir un livre de la taille du Petit Larousse. Pour Sékou, les expatriés étaient tout simplement des anti guinéens, idée reprise par Conté avec l'accusation que certains manifestants lésés par la lenteur des enregistrements avaient cassé quelques chaises à Dakar. Pour notre "président de CENI", c'est à lui de définir qui doit voter ou non. Un citoyen surement au dessus des autres et investi d'un pouvoir juste en dessous de celui du créateur. Vous vous souvenez de celui qui l'a nommé à ce poste?
Pour son "Excellence" Ben Sékou, il n'y a plus de fonds nécessaires. Souvenez-vous que les pays donateurs ont déjà versé ( ou ont promis de le faire)des quote-part s'élevant à des milliards de francs guinéens sans qu'aucune élection n'ait encore eut lieu. Cet argent servira ou aura servi à quoi? l'achat de 4x4 pour l'usage de ces messieurs-dames?
A notre avis, BSS devrait tout simplement voter à la place de tout le monde, pour simplifier. Nous sommes en Guinée, avec les "cadres"
formés par ou sous Sékou et Conté; il n'y a donc rien d'étonnant à cela.
Rappelons qu'aucun pays étranger n'attend de l'argent de la Guinée pour organiser ses élections.
Thierno A DIALLO
Derniers Commentaires