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Depuis la tentative d’assassinat du chef de la junte le capitaine Moussa Dadis Camara le jeudi 03 décembre dernier, toujours alité au Maroc, les populations de Conakry traversent d’intenses moments de terreur. Au point que le moindre déplacement pendant la nuit peut facilement être fatal à toute personne qui se hasarde à le faire.
Dans un seul rond point, on peut trouver plus d’une cinquantaine de bérets rouges armés jusqu’aux dents.
Entre Conakry et la préfecture de Coyah, distant seulement de 50 Km, un confrère de radio Sabari FM a compté plus de 8 barrages érigés, seulement pour rançonner les pauvres voyageurs.
C’est le cas de cette enseignante partie dans la préfecture de Forécariah pour prendre sa mère malade. Arrivée à Coyah, Aminata Batchély (c’est le nom de cette pauvre dame), a été descendue du véhicule par des bérets rouges déployés dans la zone. D’abord, elle a été dépouillée de tous ses biens, notamment l’argent et son téléphone portable, avant d’être copieusement molestée et obligée de rebrousser chemin. Il aura fallu l’intervention des médecins de Coyah pour sauver la mère de Mme Aminata Bachély.
Ce mercredi 09 décembre, pendant que les Guinéens écoutent avec regret et amertume les interventions des membres du CNDD sur les antennes des radios et télévisions du monde, c’est encore des populations du quartier Petit Simbaya qui reçoivent la visite des bérets rouges avec en tête le titan du CNDD Claude PIVI, alias Coplan. Après le ratissage, les habitants de la localité parlent de plus de 12 personnes arrêtées et des personnes âgées frappées et blessées. « Ils (les militaires) disent que ce quartier était hautement fréquenté par Toumba Diakité et que ce dernier aurait même des amis et autres proches dans cette localité située dans la haute banlieue de Conakry ». C’est le tort de ces habitants !
Dans les rues de Conakry, on a l’impression qu’il ya plus de camions militaires que d’autres véhicules. Et les guinéens aujourd’hui sont dépassés par les événements. D’ailleurs, nombreux sont les Guinéens qui demandent aujourd’hui l’envoi d’une force d’interposition pour assurer leur sécurité.
Après Dadis, Pivi semble avoir pris le pouvoir ! Sékouba n’est qu’un alibi pour le maintien du pouvoir forestier en Guinée, au pris du sang, de la terreur …
Lamine Soumah
www.guineepresse.info
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