Partager l'article ! Le guinéen Sorel Keita élu vice-président de SOS Racisme: Le 13 rue de l'écluse Saint-Martin (Paris 10ème), près de la Place du ...
Le 13 rue de l'écluse Saint-Martin (Paris 10ème), près de la Place du Colonel Fabien, grouillait de monde samedi dernier pour le départ de Dominique Sopo et l'élection du nouveau bureau de SOS Racisme, une association française créée en 1984, dont le but est la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, toutes les formes de discrimination. Son slogan, créé en 1985, est "Touche pas à mon pote".
Cindy Leoni, une femme de 28 ans passée par le syndicat lycéen FIDL et jusqu'à présent vice-présidente de SOS Racisme, a été élue à la tête de cette structure.
Elle succède à Dominique Sopo, président pendant 9 ans, après Harlem Désir (1984-1992), Fodé Sylla (1992-1999) et Malek Boutih (1999 à 2003).
" Nous avons un devoir d'impatience et d'exigence en matière d'égalité dans notre pays ", déclara la nouvelle présidente Cindy Leoni " Ce sera bien le rôle de SOS Racisme de faire avancer les choses en matière de laïcité, d'éducation, de féminisme, de lutte contre les discriminations, le racisme et l'antisémitisme et sur les questions d'immigration. Cette égalité est à conquérir et vite. "
Pendant les tristes événements de janvier-février 2007 en Guinée, D. Sopo et SOS Racisme avaient soutenu les revendications et manif des Guinéens de France.
Notre compatriote Ibrahim Sorel KEITA a été élu vice-président à l'unanimité de SOS Racisme qui a exprimé sa déception de ne pas avoir été entendue par le Gouvernement Ayrault suite à l’appel à la création d’un Ministère de l’Egalité des droits et de la lutte contre les discriminations (appel signé par plus de 200 associations locales).
Si l’effort de la parité est maintenu, l’absence d’un tel ministère prive d’un marqueur fort le début de ce quinquennat dont la survenue a été en partie rendue possible du fait du rejet exprimé par les Français des logiques de stigmatisation portées par le précédent pouvoir.
Ibrahim Sorel KEITA est une fierté de la communauté guinéenne de France dans laquelle il s'implique sans relâche. Il avait été élevé au rang de chevalier dans l'ordre national du mérite, par décret du Président de la République française Nicolas Sarkozy (N° 3995C08) le lundi 09 mars 2009.
L’événement avait eu lieu au Club Millenium de Paris, 29 rue du Colisée, à deux pas des Champs Elysées devant un parterre de personnalités de plusieurs nationalités et d’horizons divers.
Deux adages, deux axiomes résument le crédo de Sorel : « Il n’y a pas de réussite matérielle sans répercussion, sans redistribution sociale ! » et « On ne s’épanouie que dans le rapport à l’autre ! ».
Sorel est un personnage à multiples facettes :
- juriste, sociologue de la banlieue, écrivain (son ouvrage « Banlieue Rhapsodie » avait été édité en 1998 à plus de 10000 exemplaires) ;
- enseignant : prof de droit pendant 8 ans à l’université de Paris XIII-Villetaneuse, puis à l’institut de recherche et de formation à l’action sociale (IRFAS), un institut rattaché à l’université d’Evry dans l’Essonne ; dans le cadre du PNUD-Tokten, a effectué des missions d'enseignement à l'université de Kankan et celle de Conakry ;
- militant associatif : membre fondateur de SOS-Racisme ; de l’association des cadres et techniciens d’origine guinéenne (ACTOG) ; de la Coordination des associations guinéennes de France (CAGF) qu’il a présidé de 2005 à 2007, de Banlieues du monde (BDM) qu’il préside actuellement en même tant que Solidarité Formation Mobilisation (SFM) qui est la plus grande association de solidarité et d’insertion du département de la Seine-Saint-Denis avec 40 salariés ;
- homme des médias, il dirige une chaîne de télévision française diffusée sur la TNT dénommée « BDM-TV », banlieues diversités médias dont l’emblème est « La France est plus belle en multicolore ! ». BDM TV est diffusée tous les matins sur le canal 21de la TNT et peut être vue sur divers supports [ADSL, Free (215), SFR BOX (334), Numéricâble (16), Satellite]. Elle se propose de montrer la banlieue autrement et de promouvoir la diversité et le « vivre ensemble ». Elle permet d’offrir une fenêtre médiatique, la parole aux talents des quartiers.
Bonne chance à mon ami Sorel et succès à SOS Racisme dans sa noble mission !
Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH
Juriste et anthropologue guinéen
Paris, le 09 juillet 2012
Goutte d'eau sur feuille de rosier

Bah Oury pourquoi Alpha Condé est en train de gagner
"Les responsables du collectif des oppositions ont mal négocié le tournant relatif à la recomposition paritaire de la CENI et de la désignation des commissaires de cette institution.
La loi organique votée par le CNT a été restrictive,
déséquilibrée et taillée sur mesure en faveur du pouvoir en place. L’abandon du mode de consensus pour acter les décisions au sein de la plénière de la CENI au profit du vote majoritaire a
vidé cette institution de ses prérogatives d’actrice neutre, consensuelle et garante de la transparence des élections. Cet état de fait, a ravalé la CENI comme une excroissance du ministère de
l’administration du territoire d’Alassane Condé. Le collectif des oppositions a également banalisé la désignation des commissaires, en acceptant que son quota soit amputé, ce qui confère
aujourd’hui une majorité absolue à la mouvance présidentielle de toutes les façons.
Cette bataille perdue, a tracé un boulevard à Alpha Condé pour imposer
la mascarade électorale qu’il a déjà programmée. En d’autres
termes, le collectif des partis de l’opposition est responsable de ce dérapage qui a permis au pouvoir de faire avancer son projet en se drapant d’une certaine légalité que la CENI lui permet de
valider
...Sa gouvernance est malheureusement caractérisée par l’exacerbation de l’ethno-stratégie, la violence et le mépris des règles de l’Etat de droit.
Le projet politique qui a sous-tendu l’accession d’Alpha Condé est bâti autour des conservatismes qui depuis l’indépendance ont bloqué l’évolution politique et économique de notre pays. Ce sont ainsi les nostalgiques du parti- Etat et les milieux prédateurs qui ont accompagné la gouvernance du général Lansana Conté qui vivent en parfaite intelligence autour de la présidence d’Alpha Condé.
A maints égards, le système actuel est l’illustration la plus significative du modèle prédateur néo-patrimonial dont l’épine dorsale est l’ethnocentrisme militant de la coordination mandingue. C’est pour cela que je n’entrevois pas une possibilité pour les Nations Unies de contrecarrer ce programme politique uniquement par la voie diplomatique.
Plus sur:
http://www.guineenews.org/detail_article.asp?num=201351565226

France-Le délit d'offense au chef de l'Etat supprimé
Les députés français ont adopté mercredi un amendement abrogeant le délit d'offense au chef de l'Etat deux mois après la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour violation de la liberté d'expression.
Les élus du palais Bourbon ont également adopté un amendement créant un crime d'esclavage et de servitude puni de 15 à 20 ans de prison.
Ces amendements ont été votés dans le cadre d'un projet de loi adaptant la législation pénale française à sept textes de l'Union européenne et à diverses mesures de droit international.
Le premier amendement, déposé par la socialiste Marietta Karamanli et adopté à l'unanimité par la commission des lois, abroge le délit d'offense en supprimant un article d'une loi de 1881 sur la liberté de la presse.
"Si le président de la République mérite évidemment le respect de ses concitoyens, une telle disposition dérogatoire au droit commun n'apparaît plus justifiée dans une démocratie moderne", est-il expliqué dans le l'exposé des motifs de l'amendement.
Marietta Karamanli juge "parfaitement contreproductive" cette disposition "dans la mesure où l'utilisation de la répression pénale (45.000 euros d'amende) est loin d'être le moyen le plus adéquat pour gagner le respect des citoyens".
La députée PS rappelle que le chef de l'Etat pourra toujours défendre son honneur s'il s'estime insulté "en ayant recours aux incriminations de droit commun telles que l'insulte publique punie d'une amende de 12.000 euros".
Le 14 mars dernier, la CEDH a condamné la France pour "violation de la liberté d'expression" pour avoir condamné Hervé Eon qui avait brandi un écriteau sur lequel on pouvait lire "Casse-toi pov'con" lors d'une visite en août 2008 à Laval (Mayenne) de Nicolas Sarkozy, alors chef de l'Etat.
Cette petite phrase avait été adressée par Nicolas Sarkozy lui-même à un inconnu lors d'une visite le 28 février 2008 au Salon de l'agriculture à Paris.
RIHANNA de La BARBADE

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