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A Monsieur le Président en exercice de l’Union Africaine sur la question de non ingérence dans les affaires intérieures de la République de Guinée 

Monsieur le Président,

Vous avez exprimé votre opposition, parce ce que vous considérez que c’est une ingérence dans les affaires intérieures de la Guinée, le fait que l’Organisation des Nations Unies veuille que toute la lumière soit faite sur les massacres et viols commis dans ce pays par des éléments de la garde du chef de la junte le capitaine Moussa Dadis Camara le 28 septembre 2009 et veuille protéger la population civile contre de tels actions dans le futur. 

Nous rappelons au Guide de la Jamahiriya libyenne que l’organisation africaine dont il assure actuellement la présidence reconnaît ce droit d’ingérence et qu’il n’y a pas d’antagonisme entre L’ONU et l’UA. 

Sur le droit d’ingérence 

L’Acte constitutif de l’Union Africaine reconnaît au titre de ses principes à son article 4-h le droit de l’Union d’intervenir dans un Etat membre sur décision de la Conférence, dans certaines circonstances graves, à savoir : les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l’humanité. 

Ce droit d’ingérence dans des circonstances graves est complété par le Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine adopté à  Durban le 9 juillet 2002. 

Le Protocole énonce à son article  4 j le droit de l'Union d'intervenir dans un Etat membre sur décision de la Conférence dans certaines circonstances graves, à savoir les crimes de guerre, le génocide, les crimes contre l'humanité, conformément à l'article 4(h) de l'Acte constitutif.

L’article 7 e quant à lui recommande à la Conférence, conformément à l'article 4(h) de l'Acte constitutif, l'intervention au nom de l’Union dans un Etat membre dans certaines circonstances graves, à savoir les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l'humanité, tels que définis dans les conventions et instruments internationaux pertinents. 

L’absence d’antagonisme entre l’ONU et l’UA

Considérer la recherche de  la vérité par l’Organisation des Nations Unies sur les crimes graves et atrocités commis au stade du 28 septembre à Conakry comme une ingérence dans les affaires africaines, plus précisément guinéennes est une tentative de création  d’une rivalité entre ces deux organisations. Les populations guinéennes doivent-elles êtres sacrifiées au nom de rivalités infondées ?  

L’Union africaine est un accord régional au titre du chapitre 8 (VIII) (articles 52, 53 et 54) de la Charte de l’Organisation des Nations Unies.

L’article 3 e de l’Acte constitutif de l’Union africaine se réfère implicitement à ces dispositions de la Charte de l’ONU en rappelant que parmi ses objectifs, l’Union entend   «  favoriser la coopération internationale, en tenant dûment compte de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme ».

Le Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine est encore plus explicite sur cette complémentarité entre l’Union africaine et les Nations Unies. C’est ainsi que son article 17 est consacré aux relations entre l’Union Africaine avec les Nations Unies et les autres organisations internationales en énonçant ce qui suit :  

«  1. Dans l’exercice du mandat qui est le sien dans la promotion et le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, le Conseil de paix et de sécurité coopère et travaille en étroite collaboration avec le Conseil de sécurité des Nations unies, qui assume la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Le Conseil de paix et de sécurité coopère et travaille également étroitement avec les institutions compétentes des Nations unies pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique.

2. A chaque fois que nécessaire, recours sera fait aux Nations unies pour obtenir l'assistance financière, logistique et militaire nécessaires pour les activités de l’Union dans le domaine de la promotion et du maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, conformément aux dispositions du chapitre VIII de la Charte des Nations unies relatives au rôle des Organisations régionales dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

3. Le Conseil de paix et de sécurité et le Président de la Commission maintiennent une interaction étroite et continue avec le Conseil de sécurité et ses membres africains, ainsi qu’avec le Secrétaire général des Nations unies, y compris au moyen de l'organisation de réunions périodiques et de consultations régulières sur les questions de paix, de sécurité et de stabilité en Afrique ». 

Cette coopération permanente entre l’UA et l’ONU est réaffirmée par plusieurs autres dispositions du Protocole qui insistent sur le rôle de certains de ses organes. Il en est ainsi avec le système d’alerte rapide (Art 12-3) : « La Commission collabore également avec les Nations unies, leurs agences et d’autres organisations internationales compétentes, les centres de recherche, les institutions universitaires et les ONG, pour faciliter le fonctionnement efficace du Système d'alerte rapide », avec la force africaine pré-positionnée (qui n’est pas encore opérationnelle) ( Art 13-4) « la Force africaine pré-positionnée : (collabore) en tant que de besoin, avec les Nations unies et leurs agences, les autres organisations, internationales et régionales compétentes, ainsi qu'avec les autorités, et les ONG nationales », ou encore dans le domaine de la formation des forces de maintien de paix africaines (art 15 et 16 ) : « Art 15 : formation :

« 15. La Commission procède périodiquement, en collaboration avec les Nations unies, à l'évaluation des capacités de l'Afrique dans le domaine des missions d’appui à la paix.

16. La Commission, en consultation avec le Secrétariat des Nations unies, contribue à la coordination des initiatives extérieures visant à renforcer les capacités de la Force africaine pré-positionnée dans les domaines de la formation, de la logistique, de l'équipement, des communications et du financement ». 

Il n’y a jamais eu de rivalité entre ces deux organisations. Les Etats indépendants de l’Afrique ont entre autres moyens, judicieusement utilisé la tribune des Nations Unies pour la libération des autres Etats qui étaient encore sous domination coloniale. C’est ainsi que l’Organisation qui a précédé l’Union africaine, l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) a atteint un de ses principaux objectifs à savoir la décolonisation de l’Afrique avec les indépendances obtenues des pays lusophones (Guinée- Bissau 1974, Cap Vert 1975, Angola 1975), des Comores 1975, du  Zimbabwe 1980, de la Namibie 1990 ainsi que le  démantèlement de l’apartheid en 1991.  

Les Etats membres de l’OUA ont également utilisé les Nations Unies pour revendiquer un droit au développement économique, ce qui a conduit les Nations Unies à créer des institutions ou programmes comme l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) ou le Programme des Nations Unies pour le développement (le PNUD). 

Nous insistons auprès du guide libyen sur le fait que des massacres, des viols collectifs de femmes dont l’introduction des baïonnettes dans leurs parties intimes, des atrocités et des exactions abominables ont été perpétrés le 28 septembre par des éléments de la garde du chef autoproclamé de la Guinée. Ces actes sont incriminés par les conventions internationales de protection des droits de l’homme dont la  Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples qui en son article 4 pose le principe suivant «  La personne humaine est inviolable. Tout être humain a droit au respect de sa vie et à l'intégrité physique et morale de sa personne: Nul ne peut être privé arbitrairement de ce droit ».

Ce droit à la vie et à l’intégrité de la personne est repris par l’acte constitutif de l’Union africaine qui reconnaît dans ses principes «  le respect de l'état de droit, des droits fondamentaux de l’homme et des libertés, le respect du caractère sacré de la vie humaine, ainsi que du droit international humanitaire ». 

L’établissement d’une commission internationale d’enquête  sur ces actes ne constitue nullement une ingérence dans les affaires intérieures de la Guinée, d’autant qu’il répond aux attentes des Guinéens notamment des victimes de ces crimes. Une enquête internationale permettra de déterminer les responsables et de les traduire en justice. Et la justice est un des éléments primordiaux de la démocratie, de l’état de droit et de la protection des droits de l’homme, des valeurs que veut promouvoir et encourager l’Union  africaine (Art 3- f. « (l’Union a pour but) de promouvoir et d’encourager les pratiques démocratiques, la bonne, gouvernance et l'état de droit, la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le respect du caractère sacré de la vie humaine, ainsi que du droit international humanitaire, dans le cadre des efforts de prévention des conflits) ». 

Nous rappelons par ailleurs au Colonel Mouhammar Khadafi que ce sont des putschistes qui dirigent actuellement la Guinée. Et conformément à l’article 7 g, l’Union impose des sanctions chaque fois qu’un changement anticonstitutionnel de gouvernement se produit. Or dans le cas de la Guinée ces sanctions n’ont toujours pas été prises, dix mois après la survenance du coup d’état du 23 décembre 2008. Le chef de la junte a fait fi de l’ultimatum que lui avait adressé l’Union il y a plus d’un mois lui enjoignant de respecter les engagements qu’il avait pris au lendemain du putsch de ne pas se présenter aux élections. Le nouvel ultimatum que lui a adressé l’organisation panafricaine après les massacres et atrocités du 28 septembre, lui signifiant  de s’engager par écrit à ne pas se présenter, ne l’a pas outre mesure impressionné. Jouant le contre la montre, il veut désormais négocier  sa candidature et ainsi éclipser sa responsabilité sur les crimes commis. Décréter un embargo sur les armes est une moindre sanction pour protéger la population contre cette armée qui ignore son devoir essentiel, celui de protéger ses concitoyens. 

Vous êtes le président en exercice de l’Union Africaine. Si l’organisation panafricaine veut être au premier plan pour résoudre la crise guinéenne, elle doit se montrer cohérente avec elle-même et respecter scrupuleusement les textes que ses Etats membres ont librement adoptés. Il en va de sa crédibilité et de la confiance que les Africains placent en elle.  

Initiative de Bruxelles pour le Changement démocratique en Guinée (IBCG)

 

Contact :

E-mail: ibcg2008@ymail.com

Par IBCG - Publié dans : Communiqué
Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 07:29

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Les internautes dans le monde

ROUGUY DIALLO CHAMPIONNE TRIPLE SAUT JUNIOR 2014

Pourquoi les touristes ne viennent pas en Guinée

Crépuscule-sur-le-fleuve-Milo«Le problème de la Guinée pour les touristes, c’est la menace réelle que représente pour des touristes une rencontre avec les forces d’insécurité qui, de la passerelle à passerelle arnaquent, menacent, détroussent, malmènent les touristes autant que les populations….

Combien de touristes se font délester de leur (appareil photo) alors que c’est en fait permis de filmer sauf autour des camps militaires? Combien de fois les ambassades ont dû venir au secours de petits vieux simplement parce qu’un gueux en uniforme a voulu faire sa loi?La plupart de ces satrapes ignorent même qu’on n’arrête pas un diplomate qui s’identifie…

Savez-vous qu’un tour-opérateur qui convoie des touristes en Guinée est responsable pour leur sécurité et risque des millions d’Euros en procès en cas de dérapage?

C’est pas encore le moment de convier les touristes a venir en Guinée, mondialement connue pour ses gendarmes et soldats violeurs a la gâchette facile….Consultez les sites web du Département d’Etat des USA et du Quai d’Orsay.

Le pays est classé voyou et nous savons tous pourquoi.

 

Mondoblog

Une nouvelle batterie carbone révolutionnaire

pile-voiture1-400px.jpgLa start-up japonaise Power Japan Plus a dévoilé une nouvelle batterie rechargeable composée de carbone organique. L'entreprise, composée d'entrepreneurs et de personnes issues de l'industrie des batteries, a pour volonté de développer la future génération de produits durables. Elle espère laisser son empreinte avec ce produit annoncé comme plus sûr, endurant, rapide à la recharge et moins coûteux à produire que les batteries Li-ion traditionnelles.

Cette nouvelle batterie "Ryden Dual Carbon battery" devrait avoir un cycle de vie de 3.000 charges et décharges avec des recharges 20 fois plus rapides que celles des batteries Li-ion. Conçue en partenariat avec l'université de Kyushu, elle dispose d'une cathode et d'une anode en carbone ainsi que d'une solution électrolyte organique.

Cette batterie ne semble pas nécessiter l'usage de terres rares ou de métaux lourds et serait recyclable à 100% ce qui constituerait une grande avancée dans le domaine du développement durable. De plus, l'utilisation de matériaux simples permet de réduire fortement son coût, comparé aux autres technologies requérant des métaux rares. Cette nouvelle batterie serait également plus sûre que ses concurrentes car elle varierait très peu de température durant son utilisation. Par conséquent, elle ne nécessiterait pas de système de refroidissement, diminuant ainsi encore son coût. L'entreprise souhaite être la première à commercialiser cette nouvelle batterie organique renouvelable et espère également l'utiliser pour les véhicules de prochaine génération ainsi que sur des appareils plus petits tels les smartphones.

Source: Bulletins-electroniques.com

Ethnocratie au sommet de l’Etat: le Profiteur Alpha Condé, ethno impénitent à cupidité notoire

 

DSC07651.3-RbLa Guinée souffre d’une terrible maladie, inoculée par un MEC (pour qui le trio « Méningite, Ebola, Cholera » est une aubaine pour quémander non pas des médicaments mais des sous) nommé Alpha Condé, président avide et à vie du RPG (Rassemblement des Profiteurs de Guinée) qui fait office de chef de l’Etat. Il s’agit de l'ethnocratie, forme de gouvernement par lequel  les représentants d'un groupe ethnique particulier accaparent indûment un nombre important de postes de commandement sans commune mesure avec son importance numérique au sein de la population totale, dans l’unique but de maintenir une position monopolistique et durable au détriment des autres groupes ethniques.

AC n’est professeur de rien mais profiteur de tout et ce bonhomme n’a rien de bon. Comme un chef de gang, il n’est efficace que dans le mal. Il a divisé les Guinéens en étant que le Président de certains d’entre eux et non celui de tous. Pour masquer son incompétence, il a marqué sa politique du sceau de l’infamie et de la discrimination et instauré dans notre pays une «Condécratie».

I) Le Profiteur AC, ethno impénitent

Un système anti-peulh initié par Sékou Touré est maintenu et renforcé dans l’Administration et les forces de défense et de sécurité (gendarmerie, police, etc.) contre les cadres Peulhs, même au prix de l’effondrement du service public.

Pour Alpha Condé, le problème guinéen est simple à résoudre: pour caser les Malinkés il faut casser les Peulhs comme si la prospérité des premiers dépendait de la marginalisation des seconds. Une insulte indirecte d’AC à l’égard des Malinkés, groupe auquel on le rattache alors que la presque totalité des Guinéens estiment que leur pays n’est pas le sien. Qu’Alpha Condé soit ancien Voltaïque ou nouveau Burkinabé, vrai Mossi ou faux Sénoufo, importe peu. Lorsqu’un leader mène une bonne politique, personne ne se préoccupe de ses origines et de la terre de ses ancêtres. Ce qui reste acquis, c’est que AC est pourri et faux.Il s’est appuyé sur des Malinkés pour diviser les Guinéens et pouvoir régner. N’avait-il pas dit que tout Malinké qui ne vote pas pour le RPG est un bâtard ?

Vue de l’extérieur, la Guinée ressemble à un pays mono ethnique. Il suffit de regarder les minables émissions de la RTG (la radio télé-bidet guinéenne, avec des journalistes-griots aussi laids que nuls), de se rendre dans les ambassades guinéennes ou de rencontrer les délégations officielles qui se pavanent à l’étranger.

Ainsi, à la réunion du FMI et du groupe de la Banque Mondiale tenue à Washington en avril 2014, la délégation guinéenne était composée exclusivement de Malinkés: Madikaba Camara (ministre conseiller à la Présidence), Mohamed Diaré (ministre des finances), Sékou Traoré (ministre du plan), Ansoumane Condé (ministre délégué au budget), Lounceny Nabé (gouverneur de la Banque Centrale), Moustapha Naïté (ministre de la jeunesse), etc.

Il est important de toujours rappeler la part réservée par AC aux Peulhs dans leur propre Etat et qui les met dans tous les états. Pour lui, il y a des Peulhs en Guinée mais pas de Peulhs de Guinée.

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AC-AST-2-Les-tueurs

 
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