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Cher Frère Bah,

 

J'ai bien reçu la lettre par laquelle tu m’avais demandé de te faire une lettre pour que  tu démissionnes de ta future nomination au poste de premier ministre!  Je te prie de croire que je ne suis pour rien dans sa diffusion sur l’internet. Les temps sont étranges! On ne peut rien cacher de nos jours. C’est peut-être l’approche de la fin du monde!

 

Si j’ai retardé à te répondre c’est que j’attendais de savoir comment le vent va tourner. Ensuite j’ai des tracasseries à  la maison comme  je vais t’expliquer dans cette lettre.

 

Avant tout, j’espère que tout le monde va bien dans tes maisonnées et que toutes tes femmes se portent bien.  Ensuite j’aimerais que cette lettre reste confidentielle malgré ce que je viens de dire ci-haut.

 

Depuis la  publication de la liste des sanctions, j’ai eu trop de problèmes avec ma famille. Ici c’est à peine si quelqu’un  me parle. On fait des allusions en disant que je me suis précipité dans ma décision. Par conséquent j’ai perdu peut-être mon poste pour rien.

 

Même ma femme pense que j’ai démissionné par peur et non par conviction. Ma copine préférée elle, fait de l’esprit en citant la seule chose qu’elle a retenu de son père. Elle me dit qu’on nous a donné deux cœurs pour qu’on s’en serve adroitement. Le cœur de gauche avec raison et le cœur de droite avec l’émotion. Des fois elle inverse l’ordre. De toutes les façons je n’y comprends rien. Elle fait aussi des blagues bidon et de mauvais goût sur le TPI; elle vante le courage des ministres qui sont restés. Quand j’ai essayé d’y répondre, elle a éclaté de rire. Puis elle a attendu le milieu de la nuit pour renchérir que Mamoudou Thiam, Komara et Boubacar Barry  eux ne sont pas des dégonflés qui quittent le navire dès qu’il y a un coup de vent. Tu te rends compte?!

 

Mes cousines  ne ratent aucune occasion pour dire que ces ministres se baladent dans le monde, signent des contrats qui même s’ils sont bidons, peuvent leur permettre de se faire un petit quelque chose… Elles ont inventé une chanson avec des mots étranges qu’elles murmurent dès que j’entre dans le salon.

 

Elles disent aussi même mon ancien ami/ennemi/puis-ami, Kouyaté, sait comment  naviguer dans les tempêtes. Il est allé en Lybie pour amadouer le Guide et se positionner comme intermédiaire entre Daddis, Compaoré, Kadhafi, les Forces Vives… Elles n’arrêtent pas de vanter ses mérites de fin diplomate… Quand elles finissent d’énumérer leurs ragots sur le Kouyaté, elles concluent en tapant les mains sur les fesses d’admiration et s’écrient, pour que j’entende : « Y a pas à dire! Il va se faire son beurre avec  tous ces contacts!  En plus il consolide des amitiés avec Gbagbo, avec  Guillaume Soro etc. Quel diplomate!  Je suis sûre qu’il se fera plein de pognon avant que tout ceci se calme... »

 

Ce qui me chagrine le plus c’est quand elles disent que cela devrait être le rôle du porte-parole du CNDD… Un vrai couteau dans le cœur, mon frère Bah.

 

Mon frère, Bah, tu ne peux pas savoir quelles sont  les couleuvres que j’avale journellement.  Je n’ose rien demander sinon on me rabat le caquet. La fois dernière j’ai demandé que ma cousine m’accompagne  pour rendre visite à un malade. Elle m’a dit qu’elle ne veut pas se montrer en ville avec un ancien ministre de la junte. Quand je lui ai qu’elle ne devrait pas avoir peur, elle a rit et a ajouté :

 

« Je n’ai pas peur! Mais je ne veux pas que mes copines me voient avec un ancien dignitaire, qui ne peut pas faire la moindre faveur à personne!»

 

Tu te rends compte mon frère Bah?!  Ou va-t-on dans cette Guinée? La liste de mes misères est longue et je ne veux pas t’embêter avec tous les détails. Voici ce que je voulais te dire :

 

Je crois t’avoir rendu un service en ne rédigeant pas la lettre que tu m’avais demandée de t’écrire.  Car vois-tu, seuls les militaires semblent être dans le collimateur des sanctions. Je n’aurai pas dû me précipiter dans ma décision de démissionner.

 

J’aimerai que tu approche son Excellence et lui dises que je suis prêt à lui rendre service encore. Hier, ma deuxième copine m’a dit qu’elle a pleuré quand elle a vu la 4X4 que le ministre qui a pris ma place va récupérer. Wallahi! Je n’ai jamais su que les femmes pouvaient s’attacher tant à des voitures!  On apprend tous les jours dans la vie!

 

En parlant à Daddis, pardon ne mentionne pas les mots démission ou trahison!  Voici une liste d’arguments que tu peux utiliser :

 

1)    Dis lui seulement que en ce moment il a besoin de l’aide de tous les citoyens. N’oublie de mentionner qu’on m’a jeté des œufs à la figure à Washington. Ce jour là j’ai failli pleurer. Mais comme je savais que j’étais en mission, j’ai retenu mes larmes. Il n’y a pas que les militaires qui sont stoïques.

 

Tu expliqueras aussi (ce n’est pas pour radoter, ni gâter l’image de la Guinée) que l’ambassadeur lui a pleuré. Mais c’est quand on lui a annoncé le montant des dommages à payer à l’hôtel (12, 000 dollars c’est beaucoup pour un diplomate qui n’a pas eu de salaire pendant 6 mois de surcroit).

 

2)    Il faudra dire au capitaine de se méfier.  Il ne devrait pas compter sur les services exclusifs de Kouyaté, les magouilles de Komara, de Mahmoud Thiam et de  Boubacar Barry… Eux cherchent à tirer leur épingle du jeu avant que le bateau ne chavire.

 

A la moindre incartade, Boubacar va retourner au Sénégal, Mahmoud aux US, Komara en Égypte.  Kouyaté va s’enfuir vers la Lybie ou vers la Côte d’Ivoire. Ils vont s’y planquer en attendant que tout soit oublié. Le président, toi et moi avons cela en commun que nous n’avons jamais été des diasporas à la recherche de la pitance là où l’herbe est verte.

 

Au besoin tu peux mentionner  le cas d’Alpha Diallo de la fonction publique. Lui il a fui; lui c’est un vrai traitre. Il parait qu’il veut s’inscrire aux ASSEDIC en France et demander l’asile. Il fait partie désormais du camp des anti-guinéens comme  le disait si adroitement  notre Guide Suprême, le président que le monde nous envie, Ahmed Sékou Touré.

 

3)    Nous (je veux dire Dadis, toi mon frère Bah et moi), nous sommes des purs guinéens! Nous sommes des produits de la Révolution, sains et simples. Nous nous comprenons sans beaucoup de mots. Nous savons qu’on dit de nous que nous sommes insuffisamment éduqués, que nous avons les mains sales à force de puiser dans les caisses de l’état; que nous sommes complexés, que nous avons une peur perpétuelle et sans raison;

 

4)    On dit aussi  que nous avons la nostalgie du temps de la révolution où les choses étaient plus simples; quand le chef était chef sans contestation; quand il n’y avait pas de tiraillement entre la conscience et l’image qu’on veut donner; quand on n’osait pas parler de démission, de media, d’enquêtes internationales, d’internet, de photos de femmes violées. Tout se passait en silence, dans les camps… à part quand le Fama en parlait ou qu’on publiait les photos des traitres dans Horoya, avec les éditoriaux de Petit-Barry ou de Bérété pour contenir le bas-peuple

 

En ce temps, les dépositions se faisaient à la radio; les condamnations étaient faites d’avance… Il y avait l’unité nationale. Seul le Responsable Suprême pouvait mettre au pilori une ethnie! Il n’y avait pas ces débats stériles avec des gens qui font de l’esprit sur le net,  exhibent des patriotismes trop véhéments pour être authentiques et vocifèrent des haines ataviques!

 

5)    Je dois aussi ajouter que nous (toi, moi, Dadis), nous savons ce que c’est que de souffrir, de se priver, d’avoir une permanente hantise d’avoir mal agi, d’être la risée du monde et de l’Afrique.

 

6)    Enfin, nous savons  comment les guinéens peuvent être mauvais  quand tu n’as rien et comme ils sont obséquieux dès que tu as un poste.

 

7)    C’est cet amas de sentiments complexes que tu partages avec moi et qui t’ont valu des incompréhensions et des jugements critiques acerbes que j’aimerais que tu rappelles à son Excellence.

 

Enfin, j’aimerais que tu dises au capitaine qu’il a fait un grand progrès : il ne se  montre plus en caleçon devant les  télés étrangères; il ne s’énerve pas devant les diplomates. Heureusement que seuls les guinéens ont compris que traiter une ministre de Wrangler signifie  qu’elle fait  « Boutique-mon-cul »  comme on le dit à « Chez-nous-Pays » en Côte d’Ivoire!  Une chance qu’il ait abandonné ce langage trop cru. J’ai remarqué d’ailleurs qu’il ne parle même plus à la télé et qu’il a interdit du pays les journalistes étrangers. Il a du tirer cette leçon de la révolution! Mais il aura toujours besoin, pour soigner son image, d’un vrai porte-parole qui va l’assister. 

 

PS : Pour vaincre des réticences éventuelles, dis lui que s’il me reprend, il montrera au monde sa grandeur d’homme d’état qui sait pardonner les gens qui se sont égarés.


Je sais que je peux compter sur toi mon frère Bah. J’attends donc impatiemment le compte-rendu de ta rencontre avec le capitaine.

 

 

Justin Morel, Ex Porte-parole; Ancien Démissionnaire et Futur Renvoyé Spécial et Plénipotentiaire de son Excellence, le président de la République de Guinée auprès de la commission de l’application des sanctions internationales (In Chah-Allah, avec la bénédiction du Saint-Coran et du Saint-Esprit).


 (Copyright : Ourouro Bah)

Par Ourouro BAH - Publié dans : Libre opinion
Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 09:00

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Usain St. Leo Bolt (né le 21 août 1986 dans la paroisse de Trelawny) est un athlète jamaïcain, spécialiste du sprint, détenteur de trois records du monde : 100 m (9 s 58), 200 m (19 s 19) et 4 x 100 m (37 s 10).

Ses records du 100 et du 200 m ont été établis aux Championnats du monde de Berlin respectivement le 16 août 2009 et le 20 août 2009, alors que celui du relais 4 x 100 m date des Jeux olympiques de Pékin le 22 août 2008. C'est lors de ces mêmes Jeux que Bolt avait établi les deux précédents records du 100 m (9 s 69) et du 200 m (19 s 30), tous deux améliorés de 11/100e de seconde à Berlin, un écart exceptionnel.

À Pékin, il est devenu le premier athlète masculin à gagner ces trois épreuves aux cours des mêmes Jeux olympiques depuis Carl Lewis en 1984, et le premier coureur de l'histoire à établir les records du monde dans ces trois disciplines lors des mêmes Jeux. Son nom et ses performances en sprint lui ont valu le surnom de « Lightning Bolt » (« L'éclair »)[1]. C'est le premier sprinter à améliorer trois fois de suite le record du monde du 100 m et à obtenir la plus nette amélioration du record depuis le passage au chronométrage électronique en 1968

 

Wikipédia



La fécondation

Dans la trompe, les spermatozoïdes capacités traversent les cellules du cumulus et viennent adhérer à une deuxième barrière cellulaire entourant l’ovocyte : la zone pellucide. Ceci entraîne une réaction au niveau de la tête de certains spermatozoïdes qui vont libérer des enzymes leur permettant de franchir la zone pellucide. Le premier spermatozoïde qui va la traverser fusionne avec la membrane cellulaire de l’ovocyte, ce qui provoque en quelques secondes l’activation de l’ovocyte. Elle se traduit par de nombreuses réactions avec des conséquences majeures :

  • Une transformation chimique de la zone pellucide qui devient ainsi imperméable aux spermatozoïdes. La monospermie est respectée ;
  • L’expulsion du 2ème globule polaire qui fait désormais de l’ovocyte une cellule haploïde, c’est à dire contenant 23 chromosomes ;
  • La phagocytose du spermatozoïde qui permet à ses 23 chromosomes de pénétrer à l’intérieur de l’ovocyte qui devient un oeuf.

Le matériel chromosomique provenant des deux parents est encore distinct à ce stade. Il est contenu dans deux formations appelées pronucléus qui vont migrer l’une vers l’autre au centre de l’oeuf, guidées par des microfilaments. Les chromosomes paternels et maternels s’apparient alors (le chromosome n°1 du père avec le chromosome n°1 de la mère, et ainsi de suite) et un nouvel ensemble chromosomique est alors formé : il s’agit du patrimoine génétique totalement original d’un nouvel individu. Son sexe génétique est d’ores et déjà déterminé : si parmi les 23 chromosomes paternels introduits dans l’oeuf par le spermatozoïde figure le Y, c’est un futur garçon qui vient d’être créé. Si c’est un X qui est apporté par le père, c’est une petite fille qui naîtra dans neuf mois puisque l’autre chromosome sexuel provenant de la mère est obligatoirement un X.

L’oeuf, qui possède alors 23 paires de chromosomes est dit diploïde et la fécondation est terminée. La première division cellulaire, ou mitose, qui permet d’obtenir une deuxième cellule identique à la première, survient peu de temps après. Ainsi apparaît un nouvel embryon à deux cellules. Ces deux cellules vont à leur tour se diviser pour en donner quatre et ainsi de suite...

La segmentation

Les cellules qui se divisent rapidement possèdent le même patrimoine génétique. Jusqu’au 3ème jour après la fécondation, ces cellules, une dizaine environ, sont dites totipotentes. Cela signifie que chacune d’entre elles prise isolément peut reprendre sa division et fournir un embryon complet. Lorsque, à ce stade, l’ensemble cellulaire provenant de la fécondation se scinde spontanément en deux, une grossesse gémellaire peut survenir, avec dans ce cas des jumeaux homozygotes (ou vrais jumeaux).

A ce stade, l’embryon apparaît au microscope comme un amas dense de cellules de petite taille. Il a déjà cheminé dans la trompe en direction de l’utérus. Au 4ème-5ème jour, l’ensemble, qui porte le nom de morula, est formé d’une trentaine de cellules appelées blastomères. Il arrive à proximité de la cavité utérine.

A partir du 5ème-6ème jour, l’aspect microscopique de l’embryon change car les cellules commencent à se différencier pour former un blastocyste. Les cellules en périphérie forment le trophoblaste qui est à l’origine des annexes embryonnaires (placenta et membranes). Le centre de l’oeuf se creuse pour former une cavité remplie de liquide et le reste des cellules embryonnaires se concentre à un de ses pôles et forme le bouton embryonnaire. C’est à ce niveau que les couches cellulaires vont poursuivre leur différenciation pour progressivement constituer les divers tissus de l’embryon.

Cette transformation se fait alors que l’oeuf est encore dans la trompe. Il va pouvoir alors entrer dans la cavité utérine.

L’implantation

Six jours après la fécondation, alors que l’oeuf est dans la cavité utérine, la membrane pellucide, qui l’entoure encore complètement, se rompt. Le blastocyste en sort et les cellules du trophoblaste qui sont à sa surface vont entrer en contact avec la muqueuse de l’utérus : l’endomètre. Durant quelques jours, ces cellules trophoblastiques se multiplient et s’incrustent en profondeur dans l’endomètre afin de mettre en place, avec l’organisme maternel, les échanges nécessaires au développement de l’embryon. Il s’agit d’une véritable greffe qui ne peut réussir que grâce à l’action "anti-rejet" du trophoblaste qui tend à "masquer" les antigènes embryonnaires. Sans cette action, l’embryon qui a un patrimoine génétique différent de celui de sa mère, devrait être reconnu comme un corps étranger et rejeté par le système immunitaire maternel.

Pour que cette implantation réussisse, il faut aussi que l’endomètre soit prêt à se laisser coloniser par le trophoblaste embryonnaire : l’implantation ne peut en effet se faire au cours d’un cycle normal qu’aux alentours du 21ème jour, lorsque la muqueuse a reçu les stimulations hormonales idéales, essentiellement par les oestrogènes dans un premier temps, puis par la progestérone.

L’envahissement de l’endomètre par le trophoblaste aboutit en quelques jours à un équilibre qui se traduit par le développement d’un élément primordial pour le bon déroulement de la grossesse débutante : le placenta. Il permet les nombreux échanges mère/foetus mais également la synthèse d’hormones. Durant ce temps, l’embryon se développe avec l’apparition de la cavité amniotique. A la fin de la troisième semaine après la fécondation, il mesure environ deux millimètres et un coeur embryonnaire assure déjà la circulation sanguine primitive. Ses battements peuvent alors être détectés en échographie. Ils signent la présence d’une grossesse évolutive.

Ludovic Moy/Doctissimo

 

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