Partager l'article ! Sarkozy-Hollande, le K.O annoncé n’a pas eu lieu: « Il est nul… c’est un mou…Je n’en ferais qu’une bouch ...
« Il est nul… c’est un mou…Je n’en ferais qu’une bouchée…Je l’exploserai » ; voire atomiser pour tout dire. Ce sont là quelques expressions qui été lues ou entendues durant cette campagne et qui viendraient d’un des candidats à l’élection présidentielle française. Vrai, faux ? Difficile de l’affirmer avec certitude.
Pour paraphraser le dicton, ce soir sur TF1 c’était l’illustration de « l’homme (au pouvoir) forcé de proposer, son adversaire (en route vers le pouvoir) qui en dispose et..la télé qui s’interpose ». Débat vif, argumenté, sans concessions de part et d’autre. L’agressivité, le comportement de conquérant trop sûr de lui et les affirmations péremptoires du candidat UMP n’auront cependant pas gagné cette manche. Il n’y a pas eu une répétition de 2007. On saura Dimanche prochain si la guerre est perdue, et pour lequel des camps.
Mais l’impression générale est, semble-t-il, que celui qui s’était donné pour mission « d’exploser » son adversaire n’aura pas réussi. Monsieur Sarkozy aurait tout simplement surestimé ses capacités et mésestimé celles de son adversaire, un ancien de l'ENA tout de même.
Or "le candidat sortant" avait besoin de gagner par K.O, les yeux rivés depuis longtemps sur les courbes obstinément défavorables des sondages, malgré sa cour effrenée aux contenus et thèses du FN, tout en rejetant formellement le contenant.
Devant les Français qui en suivaient chaque miette, le débat a révélé au grand jour si l’on peut s’exprimer ainsi en soirée, un homme capable de contrer avec succès « l’Hyperprésident » et de mener, s’il est élu, le pays dans le rassemblement. Mieux que l’actuel locataire de l’Élysée affirme-t-il, avec une inflexibilité dans la ligne et les opinions rarement vue.
Hollande n’était plus celui que les « éléphants » de la Droite s’amusaient à brocarder en reprenant des expressions de leur cru ou de ses ex-adversaires. En fait, l’envie semble leur en être radicalement passée. Affirmer en 2012 que « le nucléaire ne pose aucun problème » est particulièrement osé, et se faire tacler dans la foulée assez logique.
« Le casse-tête était à la fois simple à exposer, et presque impossible à résoudre : le candidat devait être pugnace, offensif, et pour autant s’efforcer de garder une hauteur de vues, une posture, un ton quasiment élyséens. Il devait attaquer son adversaire, le "débusquer", le faire sortir de sa réserve, sans perdre de sa stature. Incontestablement, la mission a été accomplie et le pari réussi. Mais la surprise, c’est qu’on ne parle pas là du président sortant, Nicolas Sarkozy, mais de son challenger François Hollande » (1)
Le président sortant a été contraint la plupart du temps à la défensive. Un face à face à coups de chiffres au cours duquel celui qui paraissait perturbé n’a pas été celui que la Droite avait désigné. A la fin, Sarkozy semblait plutôt perdu, très (trop) appliqué à finir le débat.
Heureusement pour lui que François Hollande n’avait pas accepté sa proposition de trois confrontations devant les médias. Veni, Vidi, Vici : je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu.(2)
Rappelons enfin que l’expression « Plus dure sera la chute », populaire en France, ne serait rien d’autre que la traduction d’un proverbe chinois : « Plus on s’élève, plus dure sera la chute ». A méditer.
Thierno A DIALLO
(1) Renaud Dély, Le NouvelObs
(2) Jules César, 47 av J.C
Voir aussi: http://L9.fr/eGB
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