Partager l'article ! Verbatim (transcription textuelle) :Georges Frêche, Président de Région Languedoc-Roussillon, exclu du PS.: En juin 2000, il inaugure le ...

En juin 2000, il inaugure le tramway de Montpellier. De nombreux maghrébins résident dans la zone de terminus. Georges Frêche s'illustre: "Ici, c'est le tunnel le plus long du monde : vous entrez en France et vous sortez à Ouarzazate
En avril 2005, après l'élection du nouveau pape Benoît XVI, Georges Frêche s'en prend à son prédécesseur, Jean-Paul II: "J'espère qu'il [Benoît XVI] sera meilleur que l'autre abruti. Celui-là, on le jugera sur le mariage des prêtres et la capote."
En février 2005, Georges Frêche avait qualifié Nicolas Sarkozy de "grand mamamouchi aux talons compensés".
Février 2007 A un groupe de harkis: "Vous êtes allés avec les gaullistes (...). Ils ont massacré les vôtres en Algérie et, encore, vous allez leur lécher les bottes,! (...) Vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur..
Novembre 2006.
"Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze, La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre (...). S'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls (...). Bientôt, il y aura onze Blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine."
La politique c’est une affaire de tripes, c’est pas une affaire de tête, c’est pour ça que moi quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse.
[...] Quand je ferai campagne, dans deux ans pour être de nouveau élu, je ferai campagne sur des conneries populaires, pas sur des trucs intelligents que j’aurai fait. Qu’est ce que les gens en ont à foutre que je remonte les digues, les gens s’occupent des digues quand elles débordent, après ils oublient, ça les intéresse pas, les digues du Rhône, les gens ils s’en foutent, à la prochaine inondation, ils gueuleront qu’on n’a rien fait. Alors moi je mets beaucoup d’argent sur les digues du Rhône, mais ça ne me rapporte pas une voix, par contre si je distribue des boites de chocolat à Noël à tous les petits vieux de Montpellier, je ramasse un gros paquet de voix.
[...] Les gens, ils disent pas merci, d’ailleurs les gens ils disent jamais merci. Les cons ne disent jamais merci. Les cons sont majoritaires, et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue parce que je sais comment les « engraner », « j’engrane » les cons avec ma bonne tête, je raconte des histoires de cul, etc… ça un succès de fou, ça a un succès fou. iIs disent, merde, il est marrant, c’est un intellectuel mais il est comme nous, quand les gens disent "il est comme nous", c’est gagné, ils votent pour vous. Parce que les gens ils votent pour ceux qui sont comme eux, donc il faut essayer d’être comme eux.
Là, les catalans me font chier, mais je leur tape dessus parce qu’ils m’emmerdent, mais dans deux ans, je vais me mettre à les aimer je vais y revenir je vais leur dire, "mon Dieu, je me suis trompé, je vous demande pardon", ils diront : qu’il est intelligent, ils me pardonneront, ils en reprendront pour 6 ans. C’est un jeu, qu’est ce que vous voulez il faut bien en rire. Avant je faisais ça sérieusement, maintenant j’ai tellement l’habitude de la manœuvre que ça me fait marrer.
Les cons sont cons et en plus ils sont bien dans leur connerie. Pourquoi les changer, pourquoi voulez vous les changer ? Si vous arrivez à faire en sorte que les gens intelligents passent de 6 à 9 % voire à 11, vous ne pourrez pas aller au-delà.
[...] Toujours 3 ou 4 ans après, ils disent, mais il est pas si con parce que après tout ce qu’il a fait ça marche. Donc vous faites des trucs, vous vous faites élire, 6 ans. Les 2 premières années vous devenez maximum impopulaire, vous leur tapez sur le claque, bec, etc… "ah salaud, le peuple aura t’a peau, on t’aura", moi je dis "cause toujours, je vous emmerde".Ensuite 2 ans vous laissez reposer le flan, vous faites des trucs plus calmes. Et les deux dernières années, plus rien du tout, des fontaines, des fleurs, et des bonnes paroles, "je vous aime", "oh catalans, je vous aime", "oh occitans mes frères, je vous aime", vous faites un petit institut, une merde pour propager le catalan auprès de 4 gugusses, tout le monde est content, tout le monde est content, évidemment ils parlent catalan comme ça personne les comprend à 3 km de chez eux.
Mais ça leur fait plaisir. Moi je m’en fous, je parle l’occitan, parce que ma grand-mère parlait occitan, mais je le parle pas, parce que j’ai peur qu’on pense que je parle patois, donc, en plus bêtement, on m’a pas appris l’anglais, alors moi je parle le latin, le grec, l’allemand, l’italien je suis donc un demeuré, parce que ça sert à rien. Aujourd’hui faut parler anglais, ça prouve rien du tout, ça prouve pas qu’on est intelligent, mais ça prouve qu’on peut communiquer avec les trois quart de la planète. Apprenez l’anglais, mais surtout pas avec les profs d’anglais de Montpellier et de France, qui sont parmi les plus mauvais du monde.
[...] Ceci dit, je vais quand même vous dire un truc, les Anglais c’est un peuple formidable, un des plus beaux peuples qui soit, c’est des gens intelligents, courageux, magnifiques, d’ailleurs c’est comme les juifs. "
Au vu d’une telle définition, le plébiscite annoncé de Georges Frêche par les Languedociens reviendraient ainsi plus, selon ses propres critères, à une étude statistique du nombre de cons présents en Languedoc qu’à l’élection d’un Président de Région. En ceci, la réalité dément la plupart des commentateurs : le frêchisme n’est pas une idéologie politique, c’est un pragmatisme dépourvu d’idéal ou de colonne vertébrale. L’échec de ses détracteurs, c’est qu’il est efficace, et qu’il n’a pas d’autre ambition.
sur Laurent Fabius, à qu'il a reproché d'avoir "une tronche pas catholique", ont déclenché un vent de protestation, aussi bien à gauche qu'à droite, jeudi 28 janvier.
http://lapolitiqueetmoi.hautetfort.com/
Noël Mamère, député-maire des Verts, s'était aussi offusqué d'un tel comportement, dans un entretien sur Public Sénat : "Les propos qu'il a tenus sur les harkis, les Noirs et maintenant Fabius, si ce n'est pas de la xénophobie, de l'antisémitisme et une forme de racisme, je ne sais pas ce qu'est le racisme. Georges Frêche est un universitaire. Il devrait savoir que les mots ont un sens. Je ne peux pas imaginer qu'il n'ait pas mesuré la portée et la connotation de ses propos." Pour Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, "les derniers propos de Georges Frêche sont à vomir".
"UN LE PEN DE GAUCHE"
Même l'eurodéputé PS Vincent Peillon, qui avait soutenu Georges Frêche, a affirmé sur France Inter jeudi que celui-ci avait "des excuses à faire" et que ces propos étaient "inacceptables". Sur France Info, Manuel Valls avait dénoncé un nouveau "dérapage", des propos "nauséabonds, indignes, insupportables". "Après ce type de provocation, le risque de perdre une région n'est rien par rapport au risque de perdre nos valeurs", a souligné le député-maire d'Evry.
Sur Canal +, le député UMP Eric Raoult a dit avoir cru à un "premier avril" en entendant la déclaration de Georges Frêche sur Laurent Fabius. "J'ai découvert un Le Pen de gauche", a-t-il déclaré, ajoutant que Martine Aubry jouait sa crédibilité de présidentiable dans cette affaire. "Le Parti socialiste est un magnifique donneur de leçons, il a, de façon indirecte et hypocrite, donné son investiture à Georges Frêche dont les débordements sont permanents", avait également déclaré Hervé Morin, président du Nouveau Centre, sur LCI.
Compilation: Guineelibre
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